Dépenses en santé: légère hausse au N.-B.

FREDERICTON – Le Nouveau-Brunswick devrait connaître un taux de croissance des dépenses du gouvernement en santé par habitant de 0,7 % en 2012, selon un rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé, l’ICIS. Ce serait, et de loin, l’une des meilleures performances au pays à ce chapitre.

Le document intitulé Tendances des dépenses nationales de santé, 1975 à 2012, publié mercredi par l’ICIS, indique que les taux de croissance des dépenses en santé sont en ralentissement partout au pays.

À titre de comparaison, le rapport indique qu’«en 2012, les taux de croissance provinciaux (des dépenses de santé par habitant) iront de 4,9 % à l’Île-du-Prince-Édouard, et 4,1 % à Terre-Neuve-et-Labrador, à 0,7 % au Nouveau-Brunswick et à 1,2 % en Ontario.»

Le rapport attribue cette tendance à la faible croissance économique et aux déficits budgétaires des gouvernements.

Ceux-ci ont eu un effet modérateur sur les dépenses dans le domaine de la santé.

Le président-directeur général de l’ICIS, John Wright, constate que les gouvernements des provinces et des territoires s’appliquent à contrôler les coûts reliés à la livraison des services de santé.

«Plutôt que de couper des programmes, comme par le passé, ils cherchent maintenant à augmenter la productivité, à réduire les coûts généraux, à contrôler la rémunération et à mettre en place des initiatives rentables», explique M. Wright.

De son côté, Jean-Marie Berthelot, vice-président, Programmes de l’ICIS, explique que de nombreuses mesures ont été mises en œuvre par les gouvernements provinciaux et territoriaux pour freiner l’accroissement de leurs dépenses en santé.

«Il y a des efforts soutenus de réforme des soins de santé. On entend beaucoup parler de l’utilisation plus appropriée de soins de santé primaires et des services à domicile pour effectivement prévenir les visites à l’urgence et les admissions à l’hôpital. En plus, on met des efforts sur l’organisation et l’optimisation du travail. Tout cela dans le but de réduire les dépenses tout en offrant des services à la population», explique M. Berthelot.

Il ajoute que des facteurs externes viennent également contribuer à ralentir l’augmentation des dépenses en santé, comme l’utilisation de produits génériques, notamment en établissant une meilleure gestion des achats de ces médicaments.

Toutefois, l’inflation affecte aussi le secteur de la santé, et les coûts liés à la main-d’œuvre hautement spécialisée du monde médical peuvent plus difficilement être contrôlés.