Sandy: «Comme en janvier dans la Péninsule»

HALIFAX – Les provinces de l’Atlantique seront victimes de temps gris et humide ainsi que de vent alors que la tempête posttropicale Sandy s’affaiblit.

L’ouragan Sandy a fait ressentir ses premiers effets au N.-B. mardi matin dans la région de Bouctouche. Des rafales ont provoqué la chute d’un arbre sur une ligne de la route 495, provoquant une interruption de service pour 913 personnes.

Le courant a été rétabli en début d’après-midi.

Jean-Marc Couturier, du Centre canadien de prévention des ouragans, affirme que le système dépressionnaire perd en intensité après avoir bombardé la côte Est américaine de vent et de pluies abondantes.

M. Couturier indique que les régions de Yarmouth, en Nouvelle-Écosse, et du sud-ouest du N.-B. pourraient recevoir jusqu’à 50 millimètres de pluie. Les autres régions des Maritimes ne devraient pas recevoir plus de 20 mm.

Il a ajouté que la tempête a perdu en intensité après que des vagues pouvant atteindre six mètres ont été observées dans la région de Grand Manan et que des vents de 70 km/h ont été enregistrés dans la portion néo-écossaise de la baie de Fundy.

ÇA FAIT PENSER À UN MOIS DE JANVIER DANS LA PÉNINSULE»

Au quotidien, Chalkhill, dans l’État de la Pennsylvanie, demeure une petite communauté sans grand intérêt pour la majorité de la population. Elle est située à environ une heure de route au sud de Pittsburgh. Mais, depuis trois ans, c’est ici où demeure Jessy Fournier, originaire de Bois-Blanc dans la Péninsule acadienne, et sa famille.

Habituée au calme, la communauté d’adoption de cette femme se fait frapper de plein fouet depuis quelques jours par l’ouragan Sandy.

«Présentement, ça fait penser à un mois de janvier dans la Péninsule. Je dirais qu’il y a un bon 10 pouces de neige partout», affirme Jessy Fournier.

Dans la ville la plus proche, Unionville, l’arrivée de cette mégatempête a semé la folie au sein de la population.

«Beaucoup de gens sont allés se chercher des bouteilles d’eau, de l’essence au cas où il y aurait un manque d’électricité, des batteries. Il y a beaucoup de choses qui manquent sur les étagères des magasins», dit-elle, tout en assurant qu’elle aussi a pris les précautions nécessaires pour sa famille.

«J’étais prête, mais je pense que mes parents étaient plus inquiets que moi. Ça s’est bien passé. L’électricité a lâché à quelques reprises, mais on est chanceux à date», souligne-t-elle.

(Avec des extraits de La Presse Canadienne et la collaboration des journaliste Damien Dauphin et David Caron)