Le déficit du N.-B. sera deux fois plus grand que prévu

FREDERICTON – Le gouvernement du Nouveau-Brunswick prévoit un déficit de 356 millions, soit 173 millions $ de plus que ce qui était prévu en août.

Le ministre des Finances, Blaine Higgs, a justifié cette révision à la hausse, jeudi, par le fait que les revenus du gouvernement ne seront pas aussi importants qu’anticipés cette année.

«Des recettes inférieures aux prévisions provenant de l’impôt sur le revenu des particuliers, de la taxe de vente harmonisée et de l’impôt sur le revenu des sociétés expliquent une diminution d’environ 110 millions $, signe évident d’un affaissement de l’économie. En tout, les recettes sont de 123 millions de dollars inférieures aux prévisions budgétaires.»

Le ministre a ajouté que les dépenses ont augmenté de 51 millions $, soit l’équivalent de 1 % du budget.

«Des revenus plus bas que prévu ont eu un impact significatif sur nos prévisions d’origine», a dit le ministre Higgs.

«Bien que ces recettes réduites puissent ne pas avoir été prévisibles, elle causent un manque à gagner qui doit être réglé en mettant l’accent sur la réduction des dépenses et en vivant selon nos moyens», a souligné M. Higgs

Force est de constater que la situation financière de la province s’est grandement détériorée au cours des derniers mois.

En mars, le gouvernement provincial avait indiqué qu’il anticipait un déficit de 183 millions $, ce qui porterait la dette du Nouveau-Brunswick à plus de 10 milliards $.

L’année dernière, le déficit a atteint 657 millions $.

La semaine dernière, l’Institut Macdonald-Laurier a dévoilé une étude dans laquelle elle affirme que le Nouveau-Brunswick a une chance sur deux de se retrouver en faillite d’ici 30 ans s’il ne prend pas les moyens nécessaires pour atteindre l’équilibre budgétaire.

(Avec des extraits de la Presse Canadienne)