Les vaccins antigrippaux de plus en plus accessibles

GRAND-SAULT – Les citoyens du Nouveau-Brunswick ont de plus en plus d’options quand vient le temps de se procurer un vaccin antigrippal. Cette année, environ 230 pharmaciens sont formés pour procéder aux injections, une forte augmentation.

Le Nouveau-Brunswick est une des quatre provinces canadiennes qui permet à certains pharmaciens d’administrer des injections. En 2010-2011, première année où ils ont obtenu ce droit, 150 pharmaciens avaient procédé à environ 15 000 vaccinations contre la grippe saisonnière.

«Chaque année, ce service est de plus en plus populaire», explique Daniel Pike, pharmacien à Fredericton et vice-président de l’Association des pharmaciens du Nouveau-Brunswick. «Les patients trouvent le service d’une commodité incroyable, parce que nous sommes là les fins de semaine, les jours fériés et le soir.»

M. Pike s’attend à ce que le nombre de vaccinations administrées par des pharmaciens continue d’augmenter au fur et à mesure que cette option est mieux connue.

Cheryl Yates, directrice de la division des maladies infectieuses au ministère de la Santé, est satisfaite de voir que plus de pharmaciens suivent la formation pour les injections.

«Plus nous avons de fournisseurs (de vaccins), plus c’est accessible pour la population et c’est ça qui est important», dit-elle.

Environ 200 000 doses ont été livrées à ce jour sur un total de 230 000, soit autant que l’an dernier.

Mme Yates espère que les craintes de certaines personnes, notamment par rapport au vaccin Agriflu de la compagnie Novartis, ne les empêcheront pas de se procurer le vaccin.

«Il y a eu une enquête de Santé Canada et ils n’ont trouvé aucun risque médical lié à ce vaccin. Les produits qui présentaient certains problèmes ne se sont jamais retrouvés sur le marché», souligne Mme Yates.

La peur que le vaccin antigrippal rende un patient malade est une inquiétude tenace au sein de la population. Albina Castonguay, une résidante de Grand-Sault, n’y accorde aucune confiance.

«Je n’ai jamais voulu le prendre parce que j’ai un oncle qui est mort de ça. Il a eu la piqûre trois ans de suite et il était assez malade qu’il en est décédé.»

Mme Yates souligne que le vaccin est produit à partir d’un virus inactif et qu’il est donc impossible d’attraper la grippe avec un vaccin antigrippal. De très rares personnes peuvent toutefois avoir une réaction allergique.