Codiac Transpo: Moncton rejette sans surprise la dernière proposition syndicale

MONCTON – Les élus municipaux de Moncton rejettent à l’unanimité la nouvelle proposition du syndicat de Codiac Transpo.

Cent-trente-trois jours de lock-out n’ont pas permis de refroidir les esprits dans le conflit qui oppose les syndiqués du service de transport en commun du Grand Moncton aux élus de la municipalité.

Le conseil municipal a rejeté à l’unanimité, jeudi, la plus récente offre des membres de la section locale 1290 du Syndicat uni du transport.

Selon le directeur municipal de la Ville de Moncton, Jacques Dubé, les demandes du syndicat ne sont toujours ni «réalistes» ni «équitables».

«Ce n’est pas quelque chose que nous sommes prêts à accepter au nom des contribuables de Moncton», a-t-il déclaré.

La municipalité et le syndicat ne s’entendent même pas sur la valeur des nouvelles concessions proposées par les employés de Codiac Transpo ni sur le montant des hausses salariales proposées de part et d’autre.

«Nous voulons seulement la parité, l’équité et l’égalité avec les autres employés municipaux», a soutenu le président du syndicat, George Turple, après avoir essuyé un refus lors de la réunion publique extraordinaire de jeudi.

Les employés en lock-out de Codiac Transpo et des usagers du transport en commun s’étaient donné rendez-vous à l’hôtel de ville pour cette réunion. Ils n’ont pas hésité à crier des insultes aux élus municipaux lorsqu’ils ont quitté la salle du conseil après la courte réunion qui s’est déroulée en présence de nombreux policiers et agents de sécurité.

Pour George Turple, le rejet de l’offre du syndicat s’explique par les «intentions cachées» de la municipalité qui voudrait plutôt privatiser le transport en commun et investir cet argent dans la construction d’un nouvel amphithéâtre au centre-ville.

Le maire George LeBlanc et M. Dubé nient catégoriquement ces affirmations.

«Il ne faut pas oublier que le conseil municipal a investi depuis deux ans au-delà de 12 millions $ dans un nouvel édifice (pour Codiac Transpo). Nous avons acheté des autobus. Nous venons d’installer de nouveaux abribus. Il n’est pas question de (privatiser)», a insisté Jacques Dubé.