Lac-Baker: le maire démissionnaire reprend du service

LAC-BAKER – Ayant pourtant remis sa démission à la mi-septembre, le maire Alpha Nadeau, élu en mai, a repris du service à la tête du Village de Lac-Baker. Il était en poste pour diriger l’assemblée mensuelle publique des élus, mardi soir.

Sa présence a surpris les citoyens venus assister à la rencontre publique, mardi soir. Étant donné que sa lettre de démission n’a pas été entérinée par les élus puisque la réunion mensuelle publique d’octobre a été annulée, M. Nadeau s’est ravisé.

«Lorsque j’ai remis ma démission le 18 septembre, j’éprouvais des problèmes de santé. Mais ils sont maintenant réglés. Comme ma démission n’a pas été entérinée, j’ai décidé de revenir», a-t-il dit quelques instants avant de déchirer sa lettre de démission.

Sa décision a été applaudie par ses concitoyens.

Le maire Nadeau a replongé dans l’action, lundi. Après l’assemblée publique, il a expliqué à l’Acadie Nouvelle qu’il avait trop à coeur les affaires du village pour ne pas revenir. Il y a quelques semaines, le conseiller Raymond Gagné, qui avait aussi remis sa démission, est aussi revenu sur sa décision.

L’attribution du contrat de déblaiement de la neige pour les trois prochaines années a de nouveau monopolisé les débats, mardi soir.

Le contrat a été accordé à la firme Excavation 3-Lacs au coût de 237 000 $, le plus haut soumissionnaire. Son attribution est contestée par Rock Nadeau, l’entrepreneur ayant soumis l’offre la plus basse qui est inférieure de 25 000 $.

Le principal intéressé a mentionné au journal qu’il continue ses démarches juridiques pour tenter de faire casser ce contrat qui, selon lui, n’est pas bon pour les contribuables de Lac-Baker.

Étant donné que le dossier est entre les mains de son avocat, la municipalité ne commente plus l’affaire. Le maire Nadeau a indiqué que le contrat a été accordé à la firme Excavation 3-Lacs pour les bons services reçus lors des quatre années précédentes.

Or, M. Nadeau était partenaire en affaires avec le propriétaire d’Excavation 3-Lacs jusqu’à ce qu’il y ait une rupture entre les deux associés. L’attribution du contrat ne prévoyait pas qu’il soit automatiquement accordé au plus bas soumissionnaire.