Une dernière chance et Une affaire de famille sacrés meilleures oeuvres acadiennes

MONCTON – Les réalisateurs Paul Émile d’Entremont et Justin Guitard sont repartis du 26e Festival international du cinéma francophone (FICFA), vendredi soir, avec chacun, un prix La Vague pour leur documentaire.

La grande fête du cinéma ayant proposé plus de 80 films s’est terminée au Théâtre Capitol à Moncton devant plus de 400 personnes.

Le film sensible Camion de Rafaël Ouellet, la première mondiale de la courte fiction de Julien Cadieux, Julie au bois, qui met en vedette Claudie Landry de Shediac et le tout premier court métrage improvisé du FICFA réalisé par Jean-Michel Vienneau en quelques jours à Moncton, ont clôturé le festival.

Ces projections ont été suivies de la traditionnelle remise de prix. Sept œuvres ont été couronnées par les jurys du FICFA qui ont également accordé deux mentions spéciales.

Le documentaire Une dernière chance (ONF) du cinéaste néo-écossais, Paul Émile d’Entremont, sur des demandeurs d’asile et la persécution homophobe, a obtenu La Vague/Léonard Forest pour la meilleure œuvre acadienne (moyen ou long métrage).

Une affaire de famille, premier film de Justin Guitard, réalisé dans le cadre du concours Tremplin de l’ONF et tourné à Pointe-Verte dans le nord du Nouveau-Brunswick, s’est vu remettre le prix La Vague du meilleur court métrage acadien. Cette récompense est accompagnée d’une bourse de l’équivalent de 5000 $ en service technique de l’ONF. Sept courts métrages étaient en lice dans cette catégorie, tandis que cinq œuvres étaient finalistes pour le prix La Vague/Leonard Forest.

C’est le drame Rebelle de Kim Nguyen, choisi pour représenter le Canada aux Oscars, qui a mis la main sur La Vague du meilleur long métrage de fiction canadien.

Dans cette catégorie, le jury présidé par la cinéaste Pamela Gallant, a accordé une mention spéciale à Catimini de Nathalie Saint-Pierre. Le film Bestiaire du cinéaste québécois, Denis Côté, a remporté le prix du meilleur moyen ou long métrage documentaire. Six œuvres en provenance de plusieurs pays étaient en compétition dans cette catégorie.

La comédie dramatique L’enfant d’en haut (France/Suisse) d’Ursula Meier a été sacrée meilleur long métrage de fiction international.

Le jury a choisi comme meilleur court métrage canadien Ina Litovsky d’Anaïs Barbeau-Lavalette et d’André Turpin, en plus de décerner une mention spéciale pour Ne pas reculer de Dominique Laurence. Enfin, Edmond était un âne (Canada/France) de Frank Dion a reçu La Vague du meilleur court métrage international. Le jury des courts métrages était présidé par le cinéaste Chris LeBlanc.

Le public du 26e FICFA prime deux œuvres acadiennes. Le documentaire Frédéric Back: Grandeur nature, de Phil Comeau qui a ouvert le festival et la comédie S.W.I.T.C.H., de Jean-Pierre Desmarais, qui sont arrivés ex aequo dans le pointage, ont obtenu le prix du public au 26e FICFA.