Lock-out chez Codiac Transpo : entente de principe

MONCTON – La lumière apparaît enfin au bout du tunnel pour les usagers de Codiac Transpo. La Ville de Moncton et les syndiqués du service de transport en commun ont conclu un accord de principe en début de soirée, mardi.

Le conflit de travail qui perdurait depuis cinq mois jour pour jour n’est pas officiellement terminé, mais c’est tout comme.

Après trois jours de négociations sous la supervision d’un médiateur du gouvernement provincial, la Ville de Moncton et la section 1290 du Syndicat uni du transport ont annoncé à 20 h 23 qu’ils en étaient venus à une entente.

«Nous sommes très heureux d’être parvenus à un accord de principe, et nous pouvons maintenant concentrer nos efforts sur la prestation d’un service de transport amélioré aux résidants du Grand Moncton», a témoigné le maire de Moncton, George LeBlanc, dans un communiqué. 

«Le conflit de travail a été long et ardu, mais nous pouvons regarder vers l’avenir. Je sais que la situation a été particulièrement difficile pour les gens qui dépendaient de Codiac Transpo. Nous recommençons à neuf, afin d’offrir un meilleur service», a-t-il promis.

Selon le communiqué émis par la municipalité, «ni la Ville, ni le syndicat ne divulgueront les détails de l’entente négociée avant qu’elle ne soit validée par les deux parties».

Il n’a pas été possible, mardi soir, de recueillir les réactions du président du syndicat, George Turple, avant de mettre sous presse.

Le conseil municipal de Moncton et les 80 chauffeurs, mécaniciens et préposés à l’entretien des véhicules chez Codiac Transpo devraient se réunir chacun de leur côté au cours des prochains jours afin de ratifier l’accord de principe.

Les employés du transport public avaient été mis en lock-out par la Ville de Moncton le 27 juin. 

Les syndiqués et les usagers de Codiac Transpo n’ont pas toujours été tendres envers les élus municipaux durant les 153 jours qu’a duré le conflit.

À l’approche de l’hiver et du temps froid, les réunions publiques du conseil municipal ont été à plusieurs reprises le théâtre de l’exaspération et de la colère d’une partie de la population.

Lors du déclenchement du lock-out, la Ville de Moncton et ses travailleurs n’arrivaient pas à s’entendre sur la répartition des heures supplémentaires, la période de préparation au départ, le vocabulaire d’une nouvelle convention collective et surtout, les salaires.

Juste avant le début de la plus récente ronde de négociations, le syndicat avait indiqué qu’il révisait ses demandes à la baisse et exigeait maintenant pour ses membres une hausse de salaire de 2,75 % par année pendant cinq ans.

L’offre précédente de la municipalité qui avait été écartée par le syndicat prévoyait quant à elle des hausses salariales moyennes de 2,23 % par année pendant 7,5 ans accompagnées d’une clause de réexamen des salaires en 2018.

Les autobus devraient reprendre d’assaut les rues de Moncton, Dieppe et Riverview dans environ deux semaines. D’ici là, les chauffeurs de Codiac Transpo recevront une formation de mise à jour alors que les mécaniciens s’affaireront à préparer les véhicules.

C’est toutefois un système de transport en commun assez différent auquel auront droit les usagers du transport public. Les cadres de Codiac Transpo n’ont pas chômé durant le lock-out. Plusieurs améliorations aux trajets et à leurs fréquences sont censées avoir été planifiées.

Les changements ne s’arrêteront pas là non plus. Dans la préparation du budget d’immobilisations 2013 de la Ville de Moncton, les élus ont consenti à l’achat de nouveaux autobus plus petits, mais mieux adaptés au nombre de passagers chez Codiac Transpo.