Dominic LeBlanc devient leader du Parti libéral en Chambre

OTTAWA – Dominic LeBlanc remplace Marc Garneau à titre de leader du Parti libéral à la Chambre des communes.

L’ancien astronaute Marc Garneau a annoncé mercredi qu’il se lançait dans la course au leadership du parti, quittant du même coup ces fonctions de leader.

«À la réunion du caucus aujourd’hui, j’ai annoncé que Dominic LeBlanc, député de Beauséjour, occupera les fonctions de leader libéral à la Chambre tout en continuant d’assumer ses responsabilités à titre de porte-parole en matière d’affaires étrangères», a confié le chef intérimaire des libéraux fédéraux, Bob Rae.

«Je me réjouis à l’idée de continuer à travailler en étroite collaboration avec Dominic dans ses nouvelles fonctions en tant que membre clé de l’équipe de gestion libérale à la Chambre», a ajouté M. Rae.

Lors de l’annonce de sa candidature dans la course au leadership, Marc Garneau, qui est député de la circonscription de Westmount-Ville-Marie à la Chambre des communes, a expliqué qu’il souhaitait apporter des changements majeurs à son parti, mais également à la politique.

«Ensemble, nous pouvons mener le Canada vers de nouveaux sommets», a-t-il lancé à ses partisans sur un ton confiant, visiblement porté par l’enthousiasme qu’a suscité la récente élection partielle dans Calgary-Centre. Le candidat libéral Harvey Locke y a été défait par un peu plus de 1000 voix seulement.

«Les résultats sont remarquables», s’est félicité M. Garneau. «La lutte a été très serrée.»

M. Garneau a par ailleurs rappelé qu’il a passé sa vie à servir le Canada, et qu’il a l’expérience et le leadership nécessaires pour devenir chef libéral.

Selon lui, l’important pour la prochaine élection fédérale sera de déloger le premier ministre actuel, Stephen Harper. Mais pas à n’importe quel prix. En effet, M. Garneau rejette la proposition de la députée libérale de Vancouver et également candidate dans la course, Joyce Murray, qui a récemment proposé de collaborer avec le Nouveau Parti démocratique (NPD) dans certaines circonscriptions pour maximiser les chances de battre les conservateurs.

«Nous travaillons avec le NPD aux Communes, mais je ne suis pas prêt à adopter le plan de Mme Murray», a affirmé M. Garneau.

«Si je suis à la tête du parti, les libéraux présenteront 338 candidats dans le pays.»

Le premier Canadien à être allé dans l’espace fera la lutte non seulement à Justin Trudeau, mais également à quelques candidats déjà déclarés, la plupart n’étant pas bien connus du public.

«Je suis dans la course parce que je veux devenir le chef du PLC et je crois que tous les candidats peuvent être battus», a déclaré M. Garneau à propos de son populaire adversaire.

En réponse, M. Trudeau s’est contenté d’expliquer les raisons pour lesquelles une course au leadership avec plusieurs candidats est bénéfique pour le parti.

«On démontre à quel point le PLC est capable de rassembler des gens, d’amener différentes idées, de débattre avec des désaccords respectueux sur l’avenir de ce pays», a-t-il déclaré.

Marc Garneau, qui est né à Québec et qui a maintenant 63 ans, a effectué trois missions dans l’espace. Il a ensuite dirigé l’Agence spatiale canadienne de 2001 à 2005.

Après avoir été défait une première fois lors de l’élection de 2006, dans Vaudreuil-Soulanges, M. Garneau a été élu en 2008 dans Westmount-Ville-Marie et réélu en 2011.