FREDERICTON – S’il admet que la lettre d’appui au bilinguisme et à la dualité a sa raison d’être et «a permis de remettre les pendules à l’heure», le vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, Paul Robichaud, en appelle à la prudence, invitant les Néo-Brunswickois à ne pas «créer une polémique avec quelque chose qui n’existe pas».

Lundi, Denis Losier a fait parvenir aux quatre quotidiens de la province une lettre dans laquelle 117 signataires dénoncent que des éditoriaux des journaux du groupe Irving portant sur la dualité créent des divisions inutiles dans la société néo-brunswickoise.

En entrevue à l’Acadie Nouvelle, mercredi, Paul Robichaud a indiqué que la situation qui, à son avis, provient de ces éditoriaux «qui n’avaient pas leur raison d’être» et par les commentaires de l’homme d’affaires et chancelier de l’Université du Nouveau-Brunswick, Richard Currie, qui prône l’abolition de la dualité en éducation, «devait être dénoncée et être corrigée».

«Mais il ne faut pas le faire à outrance», souligne le député de Lamèque-Shippagan-Miscou.

Selon M. Robichaud, les points de vue qui ont été partagés dans les journaux anglophones qui ont été repris par la lettre «sont endossés par une infime infime infime minorité qui à mon point de vue a déjà eu trop d’attention dans ce débat-là».

«Ce n’est pas parce qu’un éditorialiste a écrit des articles et y a tenu des propos qui n’ont pas leur raison d’être qu’il faut en déduire qu’il s’agit d’une tendance lourde et que c’est le portrait réel de la situation du Nouveau-Brunswick. Pas du tout», tempère-t-il.

Paul Robichaud rappelle que les derniers sondages démontrent que 80 % des Néo-Brunswickois appuient le bilinguisme.

«Il ne faut quand même pas partir en guerre sur une polémique qui a été créée par quelques individus», martèle le vice-premier ministre, soulignant qu’il «ne ressent pas le sentiment qui a été dévoilé dans les éditoriaux».

«J’ai rarement vu autant de tolérance, de respect et de collaboration entre les deux communautés linguistiques et je n’ai jamais vu autant d’anglophones réaliser l’importance et la richesse du fait que nous sommes la seule province officiellement bilingue.»

«L’avancement des deux côtés linguistiques est une qualité et un avantage pour tous les citoyens de la province et ça c’est un point de vue qui est partagé par la très grande majorité des gens du N.-B.»

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