Le site de Grand-Pré reconnu par l’UNESCO

GRAND-PRÉ – L’UNESCO reconnaît le paysage de Grand-Pré comme étant un site du patrimoine mondial. 

Cette décision a été prise ce matin lors de la septième journée de la 36e session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO qui se déroule  à Saint-Pétersbourg en Russie.

Grand-Pré fait maintenant partie d’une liste restreinte de quelque 750 sites culturels à travers le monde reconnus par l’UNESCO, ce qui est une reconnaissance d’une très grande envergure, selon le président de la Société Nationale de l’Acadie, René Légère. 

«Tous les Acadiennes et Acadiens ont de quoi être fiers aujourd’hui. Par cette désignation, c’est plus d’une centaine de pays à travers le monde qui unissent leurs voix pour dire au peuple acadien qu’il a eu et qu’il continue d’avoir une énorme contribution au patrimoine mondial. L’impact de cette décision de l’UNESCO est incommensurable pour l’Acadie puisqu’elle inscrit et confirme une fois de plus l’existence du peuple acadien au sein de la grande famille des peuples de la terre », ajoute le président de la Société Nationale de l’Acadie.

«En plus de souligner la richesse du paysage culturel, l’UNESCO reconnaît aussi que Grand-Pré est le lieu mémoriel par excellence de la diaspora acadienne éparpillée par le Grand Dérangement, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle», de poursuivre René Légère.

Tout le travail entourant la nomination de Grand-Pré à l’UNESCO a débuté en 2004. Depuis mars 2007, la Société Nationale de l’Acadie copréside le conseil consultatif qui a vu à la préparation de la nomination.

Le lieu historique national du Canada de Grand-Pré administré par Parcs Canada, renferme les localités de Grand-Pré et d’Hortonville, ainsi que des terres et des établissements répartis sur plus de 1 300 hectares gérés par des particuliers, des municipalités et d’autres ordres de gouvernement.

Le gouvernement canadien, par la voix du ministre responsable de Parcs
Canada, Peter Kent, s’est réjoui de la décision, qui «attirera non seulement les Néo-Écossais, les Acadiens et d’autres Canadiens et Canadiennes, mais également les visiteurs étrangers à la recherche d’expériences uniques.»