Shippagan: une usine de transformation rasée par les flammes

 

BAIE-DU-PETIT-POKEMOUCHE – Une usine de transformation de poisson de Baie-du-Petit-Pokemouche, près de Shippagan, a été rasée par les flammes dans la nuit de mercredi à jeudi.

L’usine Marché de poisson Lanteigne, construite au début des années 1980, est une perte totale. La cause de l’incendie qui s’est déclaré vers 21 h 30 reste encore à déterminer.

Jeudi après-midi, un représentant du Bureau du prévôt des incendies et un enquêteur de la GRC étaient toujours sur place pour tenter de trouver l’origine du feu. Fort heureusement, l’incendie n’a fait aucun blessé.

Les employés qui étaient présents mercredi soir à l’intérieur de l’usine ont eu le temps de sortir avant que le bâtiment ne soit réduit en cendres.

Les premiers témoignages laissent penser que le feu pourrait être d’origine accidentelle.

«Selon les employés, un système de chauffage à l’intérieur ou un système de cuisson serait en cause», explique Camille-André Mallet, chef pompier de la Ville de Shippagan.

«C’est une perte totale. Il n’y en a plus de bâtiment. On a fait ce qu’on a pu. À notre arrivée, le feu était entre les toits. C’était un bâtiment assez âgé avec une structure de bois, ça n’a pas été long», poursuit-il.

Les pompiers de Shippagan ont fait appel au soutien de la brigade de Lamèque pour maîtriser l’incendie, alors que des véhicules de la GRC étaient déployés pour empêcher les curieux de s’approcher de trop près.

L’incendie a été particulièrement violent. Gérald Robichaud, dont la maison est à moins de 200 mètres de l’usine, parle de flammes «de 50 ou 60 pieds» quand la toiture s’est embrasée. Comme plusieurs autres résidants du quartier, il a été contraint par la GRC de quitter sa maison au plus fort de l’incendie.

«La police est venue me dire que je devais m’en aller. Je suis revenu vers 11 h 30 et il y avait encore quatre ou cinq camions», témoigne-t-il en évoquant plusieurs explosions durant l’incendie.

Les pompiers ont quitté les lieux vers 3 h 30. Ils sont retournés sur place jeudi vers 9 h pour éteindre une reprise de l’incendie.

C’est un nouveau coup dur pour les employés de cette usine. Ils avaient appris en avril que l’entreprise allait réduire ses activités et ne pas effectuer ce printemps la transformation du homard. Plusieurs travailleurs avaient pu trouver du travail dans les autres usines de la Péninsule.

UN MINCE ESPOIR DE RELANCE

LE GOULET – «C’est triste, c’était l’une des dernières usines du Grand Shippagan encore en activité», commentait jeudi matin Wilfred Roussel, le maire de Le Goulet. De nombreux résidants du village travaillaient habituellement dans cette usine.

«Au plus fort des activités, plus de 80 personnes travaillaient là-bas, ce n’est vraiment pas négligeable», poursuit-il.

Ces dernières semaines, il était question que l’usine Marché de poisson Lanteigne, partiellement fermée ce printemps, rouvre ses portes cet été pour la pêche au hareng.

Un scénario compromis, semble-t-il, même si Wilfred Roussel, qui a rencontré le patron de l’usine, Marcel Lanteigne, a espoir qu’une relance soit toujours possible.

«On espère qu’il aura le courage de reconstruire et l’énergie pour le faire. C’est un entrepreneur dynamique. J’ai eu l’occasion de lui parler. Il trouve ça dur, il m’a dit qu’il avait l’intention de se retourner de bord et de se remettre au travail», dit le maire de Le Goulet.

L’Acadie Nouvelle n’a été en mesure de parler avec le patron de l’usine Marcel Lanteigne. – PiL