Les Sentinelles Petitcodiac manquent d’argent pour poursuivre leur mission

MONCTON – Le travail des Sentinelles Petitcodiac doit se poursuivre, mais l’organisme de défense de l’environnement doit composer avec un budget et un financement de plus en plus minces.

Depuis un an environ, Sentinelles Petitcodiac n’a plus de sentinelle à temps plein, faute de revenu et de financement insuffisants. En fait, pour l’instant, l’organisme ne peut se permettre d’embaucher une personne pour remplacer Marco Morency, qui avait succédé à Tim Van Hinte.

«On est plutôt activement à la recherche de financement. L’un ne va pas sans l’autre. Ça prend du financement pour payer la personne qui occupe ce poste. Actuellement, on embauche des personnes à forfait et ça fonctionne bien, mais l’idéal serait d’avoir du personnel à temps plein», explique le président de l’organisme, Pierre Landry.

En 2011, Sentinelles Petitcodiac recevait 25 795 $ du gouvernement provincial. En 2012, l’organisme n’a rien reçu de Frede­ricton.

«Dans le passé, la majorité de notre financement provenait de la province par le fonds de fiducie pour l’environnement. Le gouvernement provincial, encore une fois, est en retard d’environ six semaines. Alors, pour des groupes comme le nôtre qui dépendent de ce financement, ça devient intolérable et je pense que la province doit revoir sa stratégie et la façon dont elle gère ce fonds parce qu’honnêtement, on est rendus au mois de mai et on n’a aucune nouvelle, alors qu’on a envoyé nos demandes en décembre», a lancé M. Landry lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme, mercredi midi.

Le conseil d’administration doit donc être de plus en plus créatif pour renflouer ses coffres et garder l’organisme en vie. Entre autres, une campagne de recrutement des membres sera prochainement lancée. Le but est de faire adhérer 1000 personnes à l’organisme.

«Quand on a ouvert les vannes en 2010, le public a eu l’impression que notre travail était accompli. Alors, on a atteint un summum et après ça, il y a eu un essoufflement des inscriptions de membres parce que les gens pensaient que c’était mission accomplie. Ce n’est pas tout à fait vrai», a expliqué M. Landry.

Marco Morency, qui a été sentinelle jusqu’en mars 2012, croit que l’organisme saura sortir son épingle du jeu. Sentinelles Petitcodiac peut en fait compter sur plusieurs bénévoles qui tiennent à la cause.

«Il y a suffisamment de gens de la communauté qui ont cette cause à cœur que je n’ai aucune inquiétude que Sentinelles Petitcodiac va continuer à remplir son mandat», a précisé M. Morency.

Pour l’instant, l’organisme arrive à bien gérer la situation. Tous les coûts ont été minimisés et les frais d’administration sont quasi inexistants. Plusieurs projets sont sur la table, dont celui d’un centre d’interprétation de la rivière Petitcodiac.