Accros de la chanson fait beaucoup pour franciser les jeunes Acadiens

TRACADIE-SHEILA – Tradition annuelle depuis 2005, Accros de la chanson continue d’être une vitrine importante pour la relève musicale francophone du Nouveau-Brunswick. Samedi, à Tracadie-Sheila, la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick a procédé au lancement d’un disque sur lequel figurent les compositions des finalistes du concours cette année.

Sasha Léger avait 7 ans la première fois qu’il a eu une guitare en main. L’instrument appartenait à son père. Maintenant âgé de 15 ans (bientôt 16), le jeune homme de Dieppe tente de suivre les pas de ses idoles, Bob Dylan et d’autres maestros de la musique folk.

«Pour moi, la musique acoustique et folk est un peu plus “vraie”, d’après moi. Mon père m’a beaucoup influencé. Avec lui, j’ai découvert des artistes un peu plus vieux, comme Bob Dylan et tout ça. J’aime aussi des artistes plus récents du même style, comme Passenger ou Ed Sheeran», raconte Sasha Léger qui est à sa première participation au concours Accros de la chanson.

S’il avoue plus écouter de la musique en anglais, l’adolescent qui fréquente l’école Mathieu-Martin de Dieppe tient à composer ses chansons en français.

«Au début, j’ai trouvé ça difficile et un peu frustrant parce que je n’arrivais pas à tout dire comme je le voulais, mais une fois que j’ai commencé, j’ai réalisé que la langue est vaste et qu’on peut beaucoup faire avec ça», confie-t-il.

Émilie Landry, de la polyvalente Roland-Pépin, est également finaliste au concours Accros de la chanson. Elle est à sa quatrième participation. Comme Sasha Léger, elle aussi a entamé sa carrière en écrivant des chansons en anglais.

«La première année, je me suis rendue en finale en duo. J’ai pu mettre mes pieds dans la porte. C’était la première fois que j’écrivais des chansons en français, alors ça m’a réveillée un peu. J’aimais le concours et je savais qu’il fallait écrire en français, alors j’ai été motivée de le faire», raconte Émilie Landry.

Pourquoi avait-elle choisi l’anglais d’abord?

«Je n’avais jamais vraiment essayé d’écrire en français. J’écoutais plutôt de la musique et de la télévision en anglais, j’étais beaucoup anglicisée, disons. Il n’y avait pas vraiment de raison. Je n’avais pas été conditionnée à le faire, donc cela ne m’était jamais venu à l’idée», souligne-t-elle.
Émilie Landry est également membre du groupe Quatélixir, finaliste à Accros de la chanson dans la catégorie groupe.

Les autres finalistes de cette catégorie sont: Voltige, un duo composé de Cassandre Arseneau et Ariane Saulnier de la région Chaleur, et Block 14, un groupe métal de Rogersville.

Myriam Arseneau, de Robertville, est avec Sasha Léger et Émilie Landry, une finaliste dans la catégorie solo.

Noémie Auffrey-Jones est l’unique participante de la catégorie interprète.

Le disque est disponible en contactant la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick. Il a aussi été distribué dans l’ensemble des écoles secondaires francophones de la province.

La finale a lieu le 25 mai à l’école Aux-Quatre-Vents, à Dalhousie.