Traitement de chimiothérapie dilué: l’entreprise fautive demandait beaucoup moins pour ses médicaments

TORONTO – Un comité législatif ontarien chargé d’analyser le dossier des traitements de chimiothérapie trop dilués dans cinq hôpitaux de la province et du Nouveau-Brunswick ont appris que Marchese Hospital Solutions demandait beaucoup moins d’argent pour ses médicaments que le fournisseur précédent.

Les néodémocrates croient que c’était un facteur prépondérant dans la décision du grossiste Medbuy qui a chapeauté le contrat conclu entre Marchese Hospital Solutions et quatre hôpitaux de l’Ontario, lorsqu’il a choisi la société.

Dans le cas des médicaments dilués, trop de solution saline a été ajoutée aux sacs de cyclophosphamide et de gemcitabine, ce qui a eu pour effet de diluer d’environ 20 % les concentrations.

Plus de 1200 patients atteints de cancer en Ontario et au Nouveau-Brunswick ont été traités avec le médicament, certains pendant près d’un an.

Marchese assure avoir préparé les sacs tels que demandés dans le contrat et sous la supervision d’un pharmacien qualifié.

Mais Medbuy prétend que Marchese ne répondait pas à l’exigence de fournir la concentration exacte de médicaments dans ses sacs.

Au début avril, la direction de l’Hôpital régional de Saint-Jean a informé, par lettre recommandée et par téléphone, 186 de ses patients – qui résident principalement dans le sud de la province – que la dose de médicaments qu’ils avaient reçue dans le cadre de leur traitement était inférieure à celle prévue.

Ce médicament, le cyclophosphamide, sert au traitement de certains cancers, y compris celui du sein et le lymphome hodgkinien, et d’autres problèmes médicaux. Les sacs préparés auraient contenu trop de solution saline, ce qui a dilué l’agent de chimiothérapie.