Transparence: Raymond Théberge annoncera des actions concrètes

MONCTON – Le recteur de l’Université de Moncton a annoncé qu’il allait prendre, au cours des prochains mois, des mesures concrètes pour de la transparence et de l’imputabilité.

«Si je ne suis pas en mesure de corriger le passé, je peux en revanche prendre l’engagement, et aussi les initiatives, qui devraient permettre à l’Université de Moncton d’atteindre les plus hautes marches en matière de transparence et d’imputabilité. D’ici quelques mois, je serai en mesure d’annoncer des actions concrètes, à la suite d’un processus de consultation auprès de plusieurs composantes de l’université», a déclaré le recteur Raymond Théberge, lors de son discours du 50e de l’Université de Moncton.

Sa déclaration lui a valu une ovation et les applaudissements du public. Après la cérémonie protocolaire, le recteur Théberge a pris la parole pour la première fois depuis la publication du livre de Serge Rousselle, et la guerre des communiqués de presse à laquelle se sont livrés différents protagonistes.

«M. Rouselle est libre d’exprimer ses opinions sous forme de livre. L’Université de Moncton est une institution qui ne brime pas la liberté d’expression», a dit aux journalistes le recteur, qui a reconnu avoir lu le livre en partie.

S’agissant du communiqué diffusé la semaine passée par André G. Richard, le recteur a déclaré qu’il avait été décidé que le président du conseil des gouverneurs était la personne désignée pour répondre à ce qui s’était passé. Il a exclu de réclamer sa démission, comme certaines voix le lui demandent.

«Ce n’est pas au recteur de demander au président du conseil des gouverneurs de démissionner. Le recteur répond au conseil, pas l’inverse», a fait remarquer Raymond Théberge.

Ce dernier veut mettre en place un comité de travail qui sera chargé de répondre, de la meilleure façon possible, aux exigences de transparence et d’imputabilité, qui selon lui doivent être clairement définies. Cela peut passer par la création d’un poste d’ombudsman, mais pas nécessairement.

«La fonction d’ombudsman est intéressante. C’est un élément de solution parmi plusieurs. Je vais certainement en parler avec les personnes concernées», a dit M. Théberge.

Selon l’association des ombudsmans des universités et collèges du Canada, il en existe 33 partout au pays. M. Théberge observe qu’ils sont tous différents les uns des autres, que certains relèvent du conseil des gouverneurs et d’autres du recteur. Leur rôle est essentiellement de répondre aux besoins des étudiants et, dans certains cas, des professeurs. 

Si la porte est entrouverte, la création de ce poste à l’U de M étant loin d’être acquise.

«Il faut faire attention à ne pas prendre une solution facile qui, sur le long terme, nous engagerait peut-être dans une voie où on ne veut pas aller», a mis en garde M. Théberge. 

Le recteur a fixé le cap en annonçant un gros travail sur la planification stratégique. Cette consultation lui permettra d’aller à la rencontre de tous les employés de l’université et de les sonder de façon ouverte, en partant du principe que toute contribution est valable. Il a également souligné l’importance de saisir le conseil des gouverneurs.

«Je veux que l’université atteigne les plus hauts standards en terme d’imputabilité et de transparence. Quand on publie un livre de ce genre, ça peut créer un malaise et semer des doutes. Pour moi, si je veux faire avancer l’université durant mon mandat, on va dépasser ça. Ma priorité numéro un, c’est de développer le plan stratégique.»