La Chaloupe de Caraquet fermée aux moins de 18 ans par la Sécurité publique

CARAQUET – Le ministère de la Sécurité publique n’a pas autorisé la discothèque de Caraquet à organiser samedi une soirée réservée aux moins de 18 ans, contrairement aux années passées.

«J’ai reçu la lettre vendredi après-midi, c’est pas mal juste comme délai», se désole Steeve Foulem le propriétaire de l’établissement joint mardi par l’Acadie Nouvelle.

Il a toujours beaucoup de mal à s’expliquer la décision prise par la province.

La lettre qu’il a reçue motiverait le refus d’autorisation par des «raisons de sécurité publique», explique-t-il. Une explication qui est loin de le satisfaire. Aussi, a-t-il prévu de contacter le ministère à Fredericton pour en savoir plus.

«J’attends des nouvelles et des réponses cette semaine», espère Steeve Foulem qui a dû annuler au dernier moment la soirée durant laquelle il s’attendait à recevoir de 300 à 400 clients.

Une annulation qui a suscité beaucoup de réactions sur les médias sociaux et notamment sur la page Facebook de la discothèque.

Le plus gênant pour son propriétaire est que l’interdiction ne concerne pas seulement la soirée de samedi, qui était la première de la saison, mais toutes les autres soirées des 14-18 ans qui devaient être organisées par la suite.

«C’est mon gros mois, il y a beaucoup de monde. Je ne sais pas pourquoi je n’ai plus le droit d’en faire…», dit le propriétaire en rappelant que ces soirées sont organisées dans son établissement depuis plusieurs années, sans incident majeur.

«Je suis déçu, c’est certain. Ils viennent de m’enlever mon gagne-pain. Cela fait 15 ans qu’il y a les danses pour les 14-18 ans et du jour au lendemain on n’a plus le droit d’en faire. Il n’y a jamais eu de problèmes, à part deux ou trois claques.»

Depuis l’automne, la discothèque n’ouvrait plus ses portes que pour les soirées des moins de 18 ans et à quelques rares occasions pour des soirées spéciales.

La municipalité de Caraquet assure ne pas être au courant des motivations du ministère de la Sécurité publique pour ne pas renouveler l’autorisation de la discothèque.

«Ces derniers mois, nous n’avions reçu aucune plainte et la dernière remonte à l’année dernière, c’était pour le bruit, je crois», explique Marc Duguay, le directeur général de la Ville de Caraquet.

L’Acadie Nouvelle a tenté sans succès mardi de joindre le ministère de la Sécurité publique.