Entente entre les pêcheurs de hareng et les usines de transformation

CARAQUET – Une série de manifestations menées par des pêcheurs de hareng de la Péninsule acadienne ont pris fin mercredi, puisqu’une entente aurait été conclue tard mardi soir entre les pêcheurs et les propriétaires des usines de transformation de la région, affirme Emmanuel Moyen, de l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM).

Les pêcheurs déploraient le bas prix offert par les usines de transformation pour leurs prises.

Alors qu’en 2012, ils recevaient 70 $ pour un baril de hareng, cette année, les prix ont chuté de presque 50 % à 35 $ le baril, et ce, même si le prix annoncé était de 50 $ le baril.

Après négociations, le prix du baril a finalement été établi à 45 $-50 $ après que plusieurs avaient refusé de partir en mer.

«L’année passée, le prix était probablement exceptionnellement haut, même si ç’a fait le bonheur des pêcheurs. Mais n’empêche que de baisser le prix de presque 50 % cette année, on passe d’un extrême à l’autre», affirme Emmanuel Moyen.

Avant hier, seule une usine de la Péninsule acadienne, les Pêcheries Bas-Caraquet, s’était engagée à maintenir le prix à 50 $ le baril.

Cette même usine comptait malgré tout parmi les usines où des pêcheurs ont décidé d’exprimer leur mécontentement en manifestant mardi et mercredi. Les pêcheurs ont demandé à l’usine de les soutenir en cessant temporairement ses activités. Cela était contraire à un accord conclu entre les Pêcheries Bas-Caraquet et l’UPM lundi. Il était prévu que l’usine continuerait de fonctionner à condition qu’elle offre toujours 50 $ le baril.

Appelé sur place, Emmanuel Moyen a réussi à convaincre les pêcheurs de cesser leurs manifestations.

Puisqu’une entente a été conclue, une réunion organisée par l’UPM vendredi a été annulée.

Lundi, le pêcheur Gérard Haché a communiqué ses craintes à l’Acadie Nouvelle.

«On essaie d’avoir un meilleur prix. Tout de suite, avec le prix qu’on nous donne, on ne peut pas fonctionner, c’est impossible. Une fois que t’as payé le gaz (carburant), tes hommes, la nourriture et l’équipement à bord du bateau, c’est possible de survivre un peu, mais pas pendant longtemps et c’est seulement si rien n’arrive sur le bateau. Mettons que tu brises ta transmission ou qu’un moteur te lâche, tu peux finir avec un gros zéro.»

La saison de pêche prend fin le 30 août.