Grand-Sault: des citoyens se font chasser d’un parc municipal

GRAND-SAULT – Un groupe de citoyens mécontents s’est présenté à la réunion publique du conseil municipal de Grand-Sault mardi soir. Ils se sont plaints de se faire chasser du «parc transitionnel» qui sépare les deux voies du boulevard Broadway.

«Je veux savoir pourquoi on n’a pas le droit de s’asseoir sur les bancs du parc le matin», a demandé Nicole Levesque, une résidante du secteur.

Le maire de Grand-Sault, Richard Keeley, a expliqué que la Ville avait reçu plusieurs plaintes concernant des gens qui flânaient dans le parc. Certaines personnes auraient trouvé cette présence intimidante et les employés municipaux ramasseraient souvent des déchets à l’endroit où ils se réunissent.

M. Keeley a ajouté que c’est un «parc transitionnel» qui n’est pas destiné à servir de «cour avant» pour les résidants, dont certains y passent souvent plusieurs heures. Quelques-uns y apportent leurs propres chaises et même un fauteuil à au moins une occasion.

«Le parc est fait pour s’arrêter pendant un court laps de temps en allant d’une place à une autre, a-t-il affirmé. Si vous n’avez pas d’affaire là, c’est du flânage. On a un arrêté municipal qui interdit le flânage, et c’est dans le Code criminel aussi.»

Un autre citoyen, Jean-Yves Roy, a fait valoir que le groupe occupe seulement trois bancs sur les 30 que compte le parc transitionnel.

Le problème a été exacerbé le 26 juillet, lorsqu’un enfant a failli se faire frapper par une voiture sur le boulevard Broadway, une des artères les plus achalandées de la ville. Selon M. Roy, il s’agissait toutefois de l’enfant d’une personne venue de l’extérieur et non pas du groupe de résidants qui utilisent le parc.

Le conseiller municipal Jean-Paul Proulx a quant à lui ajouté qu’il ne croit pas que le problème vient du fait d’avoir quelques personnes dans le parc. Il estime que la présence devient seulement «intimidante» lorsqu’il y a 10 ou 20 personnes qui s’y réunissent.

Selon le maire Keeley, les agents de la paix détermineront au cas par cas s’il s’agit de flânage ou d’une présence intimidante. Il estime qu’il pourrait être bénéfique de voir un cas se rendre en cour pour clarifier quels genres de comportements sont tolérables dans le parc transitionnel.