Immigration francophone: David Alward promet des mesures à l’automne

SAINT-QUENTIN – La SANB est ressortie satisfaite de sa rencontre avec le premier ministre David Alward mercredi, à Saint-Quentin. Le gouvernement annoncera diverses mesures cet automne concernant l’immigration et la langue de travail dans la fonction publique.

«Si on prend l’immigration francophone, par exemple, on se rend compte que le gouvernement a les mêmes préoccupations que nous. La stratégie actuelle ne fonctionne pas et ils le reconnaissent», affirme Jeanne d’Arc Gaudet, présidente de la SANB, à la sortie de la rencontre.

La stratégie actuelle, qui date de 2008, vise 33 % d’immigration francophone, mais atteint seulement 13 % de nouveaux arrivants qui parlent français.

«Cet automne, il y aura un plan global pour l’immigration qui sera présenté, avec un plan spécifique pour la communauté francophone», affirme le premier ministre Alward.

M. Alward précise qu’il faut améliorer, non seulement le niveau global d’immigration, mais également la rétention des immigrants.

La SANB suggère au gouvernement de recruter dans les pays francophones qui ne sont pas visés par le Québec afin d’éviter la compétition interprovinciale. Elle croit aussi que le Nouveau-Brunswick devrait imiter le Québec et demander plus de pouvoirs en immigration.

En ce qui concerne la langue de travail dans la fonction publique, le gouvernement compte présenter de nouvelles mesures dans quelques mois, après une série de consultations.

«Un nouveau plan sera mis en place en 2014 et on nous assure qu’on sera consulté, affirme Mme Gaudet. On leur a transmis le message qu’on ne veut pas attendre une nouvelle révision de la (Loi sur les langues officielles), dans huit ans.»

L’autre dossier important concerne l’éducation francophone et la petite enfance. L’économiste Pierre-Marcel Desjardins a conclu qu’il manque 11 millions $ au réseau d’éducation francophone, un chiffre que la SANB a remis sur la table de discussions.

M. Alward a dit reconnaître l’importance de cet enjeu pour la communauté francophone, mais il n’a fait aucune promesse d’investissements.