Dalhousie va perdre son poste de la GRC

DALHOUSIE – L’administration de la Gendarmerie royale du Canada au Nouveau-Brunswick a annoncé qu’elle fermerait sous peu le poste de police de Dalhousie.

Dans un courriel envoyé au député de Dalhousie-Restigouche-Est, Donald Arse­neault, la GRC avise qu’elle entend mettre fin au bail de location pour le poste de police de Dalhousie, donc que ces bureaux fermeront dans un avenir proche.

La date de la fermeture comme telle n’a toutefois pas été précisée.

Selon la GRC, cette fermeture ne devrait pas affecter le service policier dans le secteur ni se traduire par une diminution des effectifs.

On peut lire dans le courriel que «malgré les contributions importantes de ce bureau par le passé, les nombreuses années d’améliorations de l’infrastructure routière, l’administration centralisée et les progrès de la technologie à l’appui des opérations de première ligne jouent contre son maintien en place».

En conséquence, certains bureaux de la province jugés ni nécessaires ni financièrement viables – dont celui de Dalhousie – seront fermés.

Avisé de cette décision, le député libéral s’est dit peu surpris de cette annonce.

«Je savais que la GRC effectuait certaines réorganisations dans la province. Est-ce que je suis surpris que le poste de Dalhousie soit touché? Pas vraiment, puisque c’est quand même un bâtiment qui date de plusieurs années et que l’on en retrouve un beaucoup plus moderne à Campbellton.»

«Toutefois, ça ne m’empêche pas d’être déçu, car c’est une autre mauvaise nouvelle pour notre ville qui en a déjà eu suffisamment. Je suis également déçu du manque de vision du gouvernement conservateur dans ce dossier. Il aurait très bien pu dire à la GRC d’épargner Dalhousie. Mais non, comme d’habitude, ce gouvernement préfère se croiser les bras quand vient le temps d’aider notre région», pourfend le député.

Du côté de la Ville de Dalhousie, on affirme n’être pas au courant de cette décision.

«C’est la première fois que j’en entends parler. Je savais qu’il y avait un processus de révision des infrastructures en cours, mais on ne m’a jamais avisé qu’une décision avait été prise», fulmine le maire Clem Tremblay, furieux qu’on ait gardé son administration dans l’ignorance d’une telle décision.

«Je comprends mal comment il se fait que nous n’ayons pas reçu de confirmation d’une telle nouvelle. On a pourtant rencontré la direction de la GRC tout récemment et jamais ils ne nous ont dit ça. C’est très frustrant d’apprendre ça de la bouche d’autres personnes. Ils auraient pu avoir le courage de nous l’annoncer eux-mêmes», souligne le maire.