Le Réseau de santé Vitalité abolit 74 autres postes

MONCTON – Le Réseau de santé Vitalité abolit 74 nouveaux postes en vue d’économiser 4 millions $ en 2013-2014.

Les coupes annoncées mardi soir par le président-directeur général du réseau s’ajoutent aux 164 postes qui ont déjà été éliminés chez Vitalité au cours des derniers mois.

Parmi les 74 nouvelles suppressions de postes, 63 proviennent des secteurs du soutien administratif, des infirmières auxiliaires et des préposés aux soins des patients. Neuf postes d’infirmières immatriculées sont également abolis. Le communiqué distribué par le réseau indique également l’abolition de deux emplois dans le «groupe paramédical» et dans «le groupe des professionnels spécialisés en soins de santé».

Au total, 238 postes ont été retranchés de la main-d’oeuvre du réseau francophone en 2013-2014, «la très grande majorité dans l’administration et les services de soutien», a précisé le PGD du réseau Vitalité, Rino Volpé.

Vitalité a annoncé en février son intention de réduire sa main-d’oeuvre de 400 équivalents à temps plein en trois ans dont une première tranche de 200 emplois en 2013-2014.

Selon M. Volpé, l’annonce de mardi soir représente la dernière de trois «vagues» de suppressions de postes.

«C’était ça, la grosse ‘’ride’’. C’est probablement notre dernière annonce de cette ampleur-là», a-t-il confié. Les autres efforts du réseau afin d’atteindre l’objectif de 400 emplois se feront principalement par attrition, a assuré Rino Volpé.

Les effets des coupes sur les patients ont été réduits au minimum, d’après le PDG de Vitalité.

«Le seul moment où nous avons annoncé des réductions de services au chevet du patient, c’est dans l’annonce de ce soir, les neuf infirmières», a-t-il indiqué lors de la réunion publique du conseil d’administration du réseau.

Les 238 postes retranchés dans les effectifs du réseau de santé représentent 22 millions $ en économie de performances.

L’objectif ultime de Vitalité est de plafonner l’augmentation annuelle de ces dépenses à 2 %. Toutefois, des analyses démontrent que si rien n’est fait, les dépenses en santé pourraient augmenter de plus de 4 % par année d’ici 2020, selon le réseau.

Rino Volpé a réitéré mardi soir qu’une meilleure gestion des heures supplémentaires et des heures de maladie demeure une priorité. Selon lui, le coût des heures de maladie au réseau a dépassé 18 millions $ en 2012-2013.

«Il faut vraiment que l’on regarde ça parce que ça coûte une fortune au système de santé et à la province du Nouveau-Brunswick. Ça nous empêche même de mettre en œuvre de nouvelles initiatives», a-t-il avancé.

Les employés du secteur privé – où Rino Volpé a lui-même travaillé durant la plupart de sa carrière – prennent beaucoup moins de congés de maladie, a avancé le PDG.

«Ce n’est pas compliqué. On ne va pas me convaincre que les gens sont plus stressés ou travaillent plus dur dans le secteur public. Ce n’est pas vrai. Il y a quelque chose d’autre», a-t-il dit.

Le nouveau Programme de soutien à l’assiduité du réseau de santé a déjà commencé à porter ses fruits, selon les statistiques de Vitalité.

Durant la période d’avril à août 2013, les heures supplémentaires ont diminué de 12,3 % et le nombre de congés de maladie est en baisse de 1,4 %. L’objectif du réseau est de réduire les heures de maladie de 10 % d’ici trois ans, dont 4 % en 2013-2014.

Vitalité va notamment recruter «un médecin qui va réviser certains cas que l’on trouve moins normaux pour voir s’il y a des possibilités d’abus», a précisé M. Volpé.

Les conventions collectives des employés du système de santé devront également être révisées en conséquence lors des prochaines négociations collectives entre les syndicats et le gouvernement.

«C’est le temps que l’on se réveille et que l’on inclut à nouveau certaines clauses dans nos conventions collectives. Ce n’est pas encore fait, car ce n’est pas à nous de les négocier, mais c’est nous et les citoyens du N.-B. qui vivent les conséquences», a commenté Rino Volpé.