MONCTON – Alors que l’Université de Moncton affirme que le traitement salarial de l’ancien recteur de l’Université de Moncton, Yvon Fontaine, n’a rien d’exceptionnel, les étudiants se posent de sérieuses questions.

Le vice-recteur à l’administration et aux ressources humaines, Edgar Robichaud, a rencontré les médias mardi après-midi pour expliquer les avantages qu’a obtenus l’ancien recteur à la fin d’un mandat de 12 ans à la tête de l’établissement acadien.

Quoique M. Robichaud n’ait pas siégé au comité de finance du Conseil des gouverneurs qui a pris les décisions quant au traitement de l’ancien recteur, il soutient qu’accorder une année sabbatique supplémentaire à un cadre qui a accompli plusieurs mandats, tout comme bénéficier de sa rente, sont des mesures semblables à ce qu’on trouve dans les autres universités de l’Atlantique.

«L’idée d’avoir plus d’un congé sabbatique après plus d’un mandat n’est certainement pas exceptionnelle. On le retrouve dans des contrats de recteurs dans les autres universités et même dans des contrats de doyens. À ma connaissance, il y a même certaines universités qui permettent à un doyen, après un premier mandat, de prendre un congé sabbatique, avant de passer au deuxième mandat», a avancé M. Robichaud.

En fait, selon le vice-recteur à l’administration et aux ressources humaines, les conditions de travail du huitième recteur de l’établissement avaient pris du retard sur les autres universités de l’Atlantique et c’est pourquoi son contrat de travail a été mis à jour.

«Je pense que, dès 2004, le comité avait reçu de l’information selon laquelle les conditions de travail du recteur de l’Université de Moncton avaient un certain recul comparativement à celles des autres universités de taille semblable en Atlantique. Je pense donc qu’il y a eu certains ajustements apportés sur une base progressive», a expliqué M. Robichaud.

«Injustifiable», selon FÉÉCUM
La Fédération des étudiantes et des étudiants du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) n’en démord pas, et ce, même après avoir entendu les explications de M. Robichaud.

«J’ai de la misère à comprendre comment on peut justifier un deuxième congé administratif à cette échelle salariale. Notre établissement n’arrête pas de se comparer aux autres universités. Il faut cesser ça. Il faut faire notre propre affaire. Environ 60 % du budget de l’université provient des citoyens du Nouveau-Brunswick et 30 % des étudiants, comment justifier un parachute doré de 45 000 $», a avoué le président de la FÉÉCUM, Kevin Arseneau.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle