École Champlain: une réponse de Fredericton attendue jeudi

MONCTON – La réponse du gouvernement pourrait venir jeudi au sujet de l’avenir de l’école Champlain située en plein coeur d’un parc industriel.

Les parents de l’école primaire francophone avaient donné aux autorités jusqu’en juillet pour leur présenter un plan en vue de régler une bonne fois pour toutes la situation qui dure depuis 40 ans.

Le District scolaire francophone Sud, la Ville de Moncton et la province du Nouveau-Brunswick devaient préparer un plan de match pour déplacer les industries qui entourent l’école ou déménager la maison d’enseignement.

L’année scolaire étant bien entamée, force est de constater que l’ultimatum lancé par les parents n’a pas été respecté.

Des progrès ont bel et bien été réalisés, reconnaît la présidente du Comité parental d’appui à l’école Champlain, mais on est encore loin d’une véritable solution.

«Nous sommes reconnaissants des efforts qui ont été faits (…), mais nous pensons aussi qu’il y a d’autres possibilités», a indiqué Stéphanie Hopper, lundi soir, devant le conseil municipal de Moncton.

La Ville a notamment changé cet été le zonage de certains terrains vacants avoisinant l’école afin d’assurer qu’ils ne puissent pas accueillir d’industrie à l’avenir.

La municipalité a également annoncé lundi la construction en collaboration avec la province d’une clôture entre l’école Champlain et les entreprises de l’allée MacAleese et la rue Blakeny. En plus de cette «barrière visuelle», Moncton a l’intention d’asphalter la rue Blakeny pour réduire la poussière et les nids de poule.

Finalement, le conseil municipal s’est engagé «à fournir des terrains pour le déménagement de deux entreprises comme solution à long terme», sans toutefois préciser lesquelles.

Les parents des élèves, le personnel de l’établissement et les membres de la communauté ont rendez-vous à l’école Champlain, jeudi à 19 h, pour recevoir une mise à jour sur ce dossier de la part du District scolaire francophone Sud et du gouvernement provincial.

«Nous ne connaissons pas le contenu du rapport (des autorités), mais nous espérons que ça va quand même aborder certaines de nos revendications», a déclaré Mme Hopper.

Ceux qui fréquentent l’école Champlain ou qui habitent le quartier du chemin Mill sont aux prises fréquemment et depuis de nombreuses années avec des odeurs de fumier, de propane, de diesel, de goudron et de plastique brûlé en provenance du parc industriel avoisinant. Le bruit et la poussière en incommodent plusieurs également.

«Est-ce que ceci correspond à votre définition d’un milieu propice à l’apprentissage ou même à un milieu où les gens d’un quartier résidentiel devraient vivre?», a lancé la porte-parole des parents.

Plusieurs des entreprises du voisinage existaient déjà lorsque l’école Champlain a été construite en 1969.