Mairie de Montréal: Irois Léger se retire de la course

MONTRÉAL – Les chances de voir un Acadien à la tête de la plus grande ville francophone en Amérique du Nord se sont envolées alors qu’Irois Léger, originaire de Caraquet, vient d’annoncer son retrait de la course.

«Pour ceux et celles qui croyaient que je faisais cela pour de la pub, détrompez-vous. Je croyais sincèrement pouvoir être un maire rassembleur pour Montréal. Un maire dynamique, à l’image de notre ville.»

C’est avec ces mots et une déception palpable que le candidat a annoncé qu’il renonçait à poursuivre sa campagne électorale à la mairie de Montréal.

Ancien journaliste aujourd’hui converti depuis quelques années au monde des affaires, Irois Léger s’exprime sur la Toile.

Dans une capsule web mise en ondes lundi, il avoue avoir commencé sa campagne trop tard et sous-estimé les ressources financières nécessaires pour mener à bien une campagne d’une telle envergure.

«C’est très difficile d’obtenir du financement avec les nouvelles règles mises en place sur les dons politiques», souligne M. Léger.

En entrevue, il avoue également avoir eu du mal à mettre de côté l’entreprise qu’il a fondée (réseau de webtélés) et qu’il qualifie comme étant en pleine croissance.

«Quand tu vises la mairie de Montréal, il faut que tu sois en mode campagne 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. C’est un emploi à temps plein, il ne faut faire que ça. Mais moi, je n’ai pas réussi à me détacher de ma business. Je continuais toujours à gérer ma compagnie en même temps que je courtisais l’électorat. C’est pratiquement impossible de faire ça», explique-t-il.

Qu’à cela ne tienne, il dit avoir énormément apprécié l’expérience.

«J’ai adoré aller sur le terrain. Je recevais de très bons commentaires de la part des gens. Je suis vraiment déçu de devoir quitter la course, car je crois que j’avais quelque chose d’intéressant à proposer aux Montréalais. Ce qui me fait peur, c’est que malgré les beaux discours de changements que l’on entend de la part de tous les candidats, rien ne va vraiment changer. C’est ça qui est le plus triste», dit-il.

«Je me suis lancé dans la course, car j’avais vraiment dans l’idée de gagner. À mon avis, il y avait vraiment une brèche possible pour un changement avec tout le scandale entourant la Commission Char-bonneau. Si je m’y étais pris plus tôt, je crois sincèrement que j’aurais eu une chance», indique-t-il.

Celui-ci ajoute d’ailleurs qu’il ne commettra pas la même erreur dans quatre ans.

«J’ai bien l’intention de me représenter et cette fois, je serai mieux préparé. Et si ce n’est pas au municipal, qui sait? Je tenterai peut-être ma chance à d’autres niveaux de gouvernement, car j’ai vraiment eu la piqûre de la politique», mentionne-t-il.

Maintenant qu’il est hors circuit pour le poste de maire, entend-il endosser un candidat en particulier?

«Pas pour le moment, je suis encore en réflexion», conclut l’ex-candidat.