Dame happée mortellement par un autobus: poursuite contre Moncton

MONCTON – Un avis de poursuite a été déposé contre la Ville de Moncton et le chauffeur d’autobus qui a mortellement happé Aurore LeBlanc en janvier 2012.

L’avocat de Moncton Mike Murphy représente la famille de la victime dans cette poursuite entamée au civil.

L’affaire ne se réglera peut-être pas devant les tribunaux. Il y a encore une possibilité que les deux parties arrivent à un arrangement hors cour.

«La famille avait l’intention de poursuivre la Ville et le conducteur depuis la mort de cette mère de famille. C’était toutefois seulement un an et demi après l’accident qu’on a été en position de commencer la poursuite. La Ville a encore deux ou trois semaines pour régler l’affaire, sinon elle devra embaucher un avocat pour aller devant les tribunaux», a expliqué Me Murphy.

En janvier 2012, l’autobus du service de transport en commun de la Ville de Moncton conduit par Gary Pellerin a frappé Mme LeBlanc à l’intersection des rues King et Main. L’enquête a déterminé que le feu était au vert pour le conducteur et la piétonne simultanément. Mme LeBlanc est décédée de ses blessures.

«On ne devrait pas avoir une situation où un autobus aussi grand puisse virer à la gauche avec des piétons qui ont aussi eu le signal de traverser la rue. Ce n’est pas juste et c’est stupide», a déclaré Me Murphy à l’Acadie Nouvelle.

La Cour provinciale du Nouveau-Brunswick a déclaré non coupable M. Pellerin, cet été. Néanmoins, Me Murphy tentera de démontrer la négligence du conducteur dans cette poursuite civile.

«On poursuit sur trois bases. Premièrement, selon nous, les feux de circulation étaient défectueux à cet endroit. Deuxièmement, l’autobus était construit d’une telle façon que le conducteur ne pouvait pas bien voir tous les piétons avec ses miroirs. La Ville aurait dû être au courant de ces défectuosités. Troisièmement, il y a négligence du conducteur dans ce dossier. Nous sommes donc prêts à conclure une entente ou à aller en cour», a déterminé l’avocat.

Un expert a été embauché au cours de la dernière année pour déterminer les pertes passées et futures de la famille d’Aurore LeBlanc.

Entre autres, les deux filles de la victime ont perdu tout appui financier que leur mère pouvait leur accorder. La poursuite intentée vise donc les dommages et intérêts causés à la famille.

C’est la municipalité et son assureur qui ont le fardeau de négocier une entente à l’amiable ou de se défendre contre les allégations de la famille devant le tribunal.

Les autorités municipales ont reçu l’avis de poursuite la semaine dernière. Selon la porte-parole de la Ville, Isabelle LeBlanc, les avocats de la municipalité sont à analyser les documents. La Ville de Moncton se réserve de faire plus de commentaires.