Moncton préoccupée par les sabots de Denver

MONCTON – La prolifération des sabots de Denver dans les stationnements privés du centre-ville continue à préoccuper les élus municipaux de Moncton.

Gare à celui qui ose se stationner en territoire interdit au centre-ville de Moncton. L’automobiliste téméraire ou le conducteur inattentif risque fort de retrouver sa voiture immobilisée, une contravention au pare-brise.

Le sabot de Denver, ce dispositif qui permet de bloquer tous mouvements d’un véhicule en l’absence de son propriétaire, est monnaie courante au centre-ville, au grand dam du maire et de ses conseillers.

Le système est utilisé par les propriétaires de stationnements privés pour en proscrire l’accès aux automobilistes non autorisés. Aux prises avec un sabot à la roue, le conducteur n’a d’autre choix que de payer la contravention d’une centaine de dollars pour libérer son véhicule.

La municipalité n’estimant pas avoir l’autorité nécessaire pour enrayer la pratique, le conseiller Charles Léger y est allé lundi soir d’une proposition afin d’atténuer le problème.

La Ville devrait installer elle-même des panneaux indiquant clairement aux automobilistes l’accès interdit à ces stationnements et le chemin à suivre vers les stationnements publics, a-t-il suggéré.

«Ces panneaux pourraient être érigés sur les terrains appartenant à la municipalité à l’entrée de chacun de ces stationnements privés», a-t-il confié.

«Certains souligneront peut-être le coût de cette initiative pour la municipalité, mais je suis d’avis que l’impact négatif du sabot de Denver sur la fréquentation au centre-ville et dans les commerces est beaucoup plus élevé que le prix pour mettre ces panneaux», a indiqué Charles Léger.

Le maire de Moncton, George LeBlanc, a indiqué à plusieurs reprises au fil des ans son opposition à l’utilisation du sabot de Denver. L’affichage mis en place par les propriétaires de stationnements privés est absolument inadéquat, a-t-il assuré une fois de plus, lundi.

«Je suis tout à fait d’accord. Nous avons besoin de panneaux plus gros et plus cohérents qui lancent clairement le message aux gens», a avancé M. LeBlanc.

Les propriétaires qui signalent adéquatement l’accès interdit à leur stationnement n’ont pas besoin par la suite de recourir au sabot de Denver, a constaté le maire.

Le conseiller Charles Léger a demandé à l’administration municipale de proposer un plan aux élus en vue de mettre en place sa suggestion avant l’achalandage de Noël au centre-ville.