Ordures mal triées: Moncton imposera des frais aux délinquants

MONCTON – Les ordures mal triées des résidants du Sud-Est seront laissées en bordure du trottoir et marquées d’un autocollant orange. À Moncton, les délinquants pourraient faire face à un frais de 100 $.

Une campagne de sensibilisation du programme de tri des déchets dans le Sud-Est, le premier en 14 ans, a été lancée mardi.

En août, l’Acadie Nouvelle rapportait que plus de 50 % des sacs d’ordures ne respectaient pas les normes du programme humide/sec de l’ancienne Corporation des déchets solides Westmorland Albert, récemment renommée RecycleSENB (sud-est du Nouveau-Brunswick).

Le directeur général de la Commission des services régionaux 7, Gérard Belliveau, a affirmé que les mauvaises pratiques de tri coûtent quelques centaines de milliers de dollars aux contribuables chaque année.

La nouvelle campagne d’éducation, nommée Faisons le tri!, comprend l’élimination des termes «déchets humides» et «déchets secs». On a remplacé ceux-ci par «déchets verts» et «déchets bleus», ce qui facilitera le tri, selon M. Belliveau.

«Les déchets verts sont des résidus de cuisine et de jardins. Les déchets bleus sont des déchets recyclables, comme du verre, des déchets plastiques, du carton et du papier», explique-t-il.

«Tout article dangereux, nocif ou corrosif constitue un résidu dangereux qui doit être apporté à notre centre de matières dangereuses», a-t-il ajouté.

Lors du lancement de la campagne de sensibilisation, les administrateurs du programme de tri ont clarifié quelques zones grises.

«On doit ôter la nourriture des conteneurs avant de les jeter dans un sac bleu, un petit rinçage est habituellement suffisant,» nous apprend Terry Keating, président de la commission régionale.

«Quand on parle de pizza, on doit placer les restes dans un sac vert, puis placer la boîte de carton dans un sac bleu, a-t-il ajouté. Un autre bon exemple est le pot de cornichons. Les cornichons doivent être placés dans le sac vert, alors que le pot rincé devrait être placé dans le bleu.»

Parmi toutes les municipalités du sud-est du Nouveau-Brunswick, seule Moncton imposera des frais aux contrevenants chroniques. D’ailleurs, de telles factures ont déjà été envoyées à des résidants de la ville.

«Si un sac avec un collant orange est encore en bordure de rue, 24 heures après qu’il ait été placé, on va les ramasser. C’est à ce moment-là qu’un frais de service de 100 $ sera envoyé,» a mentionné Isabelle LeBlanc, la directrice des communications de la Ville de Moncton.

«Il y a des gens qui ignorent complètement les règles, donc il faut faire quelque chose pour capter leur attention», a dit pour sa part le conseiller municipal Merrill Henderson.

RecyclageSENB enverra un guide de tri par la poste à toutes les résidences du Sud-Est. De plus, la corporation mènera une campagne d’annonces publicitaires dans les journaux et à la radio. Plus de renseignements sont aussi disponibles sur Internet (www.recycleSENB.com).

Les prochains objectifs de RecycleSENB comprennent l’imposition du programme de tri des immeubles résidentiels et des entreprises commerciales.