Terrain de camping: les citoyens de Cap-Bimet se mobilisent

BEAUBASSIN-EST – Les résidants de Cap-Bimet se sont mobilisés, lundi, contre un projet de terrain de camping de 275 emplacements qui pourrait être approuvé par le conseil municipal de Beaubassin-Est, le 18 novembre.

Plus de 50 résidants de Cap-Bimet ont assisté à la réunion du conseil municipal de la Communauté rurale Beaubassin-Est, lundi. Ils ont fait entendre leurs préoccupations par rapport à un terrain de camping qui pourrait être construit sur leur territoire.

Ils craignent que le projet au 1015 route 133 ait un impact négatif sur la valeur de leurs propriétés et leur qualité de vie. Ils ont aussi des inquiétudes quant à la circulation dans leur communauté.

«Notre préoccupation première se situe au niveau de la circulation, a lancé Pierre LeBlanc, le président de l’Association des résidants de Cap-Bimet. Plusieurs de nous ont témoigné de situations très dangereuses où il y a presque eu des accidents le long de cette route. Nous pouvons à peine imaginer si on ajoute le va-et-vient de 250 résidants d’un parc de véhicules récréatifs.»

Le conseil municipal étudie toujours le dossier. Les élus espèrent trouver une solution qui plaira aux deux parties.

La mairesse, Maryse LeBlanc, a affirmé que les entrepreneurs de Shediac qui veulent effectuer le projet devront effectuer une étude d’impact sur la circulation de la route 133, une étude d’impact environnementale et un plan de drainage, entre autres.

«On essaie d’être justes pour les deux parties, a affirmé la mairesse, Maryse LeBlanc. Quelqu’un veut venir s’installer ici avec un projet de 4 millions $. S’il est refusé, puis c’est ce que les gens veulent, ce n’est pas grave. Il va simplement s’en aller ailleurs.»

Le porte-parole des entrepreneurs, André Boudreau, a dit que son groupe sera en mesure de s’accommoder avec toutes les conditions émises par la municipalité à ce jour.

Au cours du dernier mois, le conseil a reçu plus de 40 lettres concernant le rezonage. Quoique la majorité voie le projet d’un mauvais oeil, certains y trouvent plusieurs avantages.

La deuxième des trois lectures nécessaires pour que le projet de Cap-Bimet aille de l’avant a été adoptée par le conseil lundi. La dernière lecture pourrait avoir lieu le 18 novembre.

Lundi soir, le conseil a approuvé le développement d’un deuxième terrain de camping, de 295 lots à Dupuis-Corner. Des citoyens de la région s’étaient affichés contre le projet sur la rue Kinnear, au mois d’août. Ils auraient cependant fini par s’accommoder du projet de Reg Petitpas et Norbert LeBlanc.