Une balade dans la Forêt de la terreur de Charlo (Photos)

CHARLO – Depuis près d’une dizaine d’années déjà, Sonya Jalbert partage sa passion pour l’Halloween en invitant les gens à une balade dans sa «Forêt de la terreur».

Le concept: une balade d’une trentaine de minutes le soir en forêt, dans un sentier truffé de monstres, de cadavres, et autres détails macabres à faire peur.

Tout au long du sentier, on retrouve des scènes avec différentes thématiques, souvent reliées à des classiques hollywoodiens de l’horreur. Halloween, L’exorciste, Vendredi 13, Poltergeist, Le projet Blair… Les références aux meilleurs films d’horreur sont nombreuses.

Et ne vous attendez pas à de simples mannequins accolés à un arbre. La forêt grouille d’horreurs bien en chair. En fait, Mme Jalbert compte sur une horde de 30 comédiens pour bien ficher la trouille au public.

«J’adore l’Halloween, et je trouvais ça dommage qu’il n’y ait pas d’événement spécial dans la région. J’ai donc décidé d’en démarrer un moi-même», indique-t-elle.

«Au départ, je voulais faire cela simplement pour mes élèves en équitation. Mais ils m’ont convaincue d’ouvrir cela au grand public. La première soirée, j’ai reçu plus d’une centaine de personnes. L’an dernier, durant les deux fins de semaine où nous présentons l’événement, on a accueilli plus de 1400 personnes. Je ne m’attendais pas à ce que ça devienne aussi gros, mais je l’espérais. Des gens de partout au Nouveau-Brunswick et en Gaspésie viennent ici uniquement pour ça», dit-elle.

Mme Jalbert prend d’ailleurs sa Forêt de la terreur très au sérieux. Elle commence à imaginer et à préparer ses «scènes» dès juin.

Mais attention, les visites sont destinées à un public adulte.

«On a des représentations en journée pour les jeunes et où nous cachons les éléments les plus sanglants, mais ce n’est vraiment pas approprié pour les jeunes enfants (moins de 10 ans)… spécialement en soirée. En fait, mon grand bonheur c’est de réussir à faire peur aux adultes, de les faire crier. La semaine dernière seulement, 12 personnes m’ont confié avoir eu tellement peur qu’elles en ont uriné dans leurs pantalons. Ça arrive constamment. C’est la récompense ultime», dit Mme Jalbert en riant.

Outre le fait de partager sa passion pour l’horreur, cette activité se veut également une source de revenus pour l’entreprise régulière de Mme Jalbert, soit l’écurie Mountain Brooks.

«Je donne des leçons d’équitation de mars à octobre. Après cette date, c’est trop froid. L’argent que nous amassons avec cette activité (Forêt de la terreur) nous donne un petit revenu additionnel qui nous aide à acheter de la nourriture pour les animaux durant l’hiver. Les chevaux, c’est mon travail, la forêt, c’est mon hobby», souligne-t-elle.

L’Halloween n’est pas encore arrivée que cette dernière songe déjà à l’an prochain. Son projet: ajouter des scènes dans un champ de maïs.

Les horaires des visites sont disponibles sur Facebook (mot clé: Forest of terror!!!!).