Brian Gallant réitère que l’Institut de l’énergie du N.-B. doit être aboli

MONCTON – Le chef de l’opposition officielle, Brian Gallant, maintient que le gouvernement devrait mettre la hache dans l’Institut de l’énergie du Nouveau-Brunswick. Malgré l’entrée en poste d’une nouvelle directrice générale, la crédibilité de cette entité demeure entachée par l’affaire LaPierre, dit-il. 

L’Acadie Nouvelle rapportait en primeur dans son édition de mardi la nomination d’une géologue et ingénieure de formation, Annie Daigle, au poste de directrice générale de l’Institut de l’énergie. Elle a pris ses fonctions la semaine dernière.

Le gouvernement provincial a créé cet institut indépendant plus tôt cette année afin qu’il se penche sur divers dossiers énergétiques dans la province, dont celui de l’exploitation des réserves de gaz de schiste.

Le premier président de l’institut, Louis LaPierre, a démissionné en septembre, en pleine tourmente, après avoir reconnu qu’il avait menti sur son curriculum vitae. Un membre du comité consultatif scientifique, David Besner, a été nommé président par intérim. Le poste de directrice générale a été créé par la suite. Annie Daigle est la première personne à l’occuper.

Dans la foulée de Louis LaPierre, Brian Gallant s’est dit en faveur de la fermeture de l’institut, estimant que sa crédibilité était trop minée. La nomination d’Annie Daigle ne change pas son point de vue.

«Nous pensons que oui (qu’il faut abolir l’institut). Il sera très difficile pour cet institut d’être crédible à l’avenir. Évidemment, ce qui s’est passé fera en sorte que tous les rapports qui seront produits par cet institut seront remis en question. C’est malheureux. Nous pensons qu’il y a d’autres moyens d’obtenir de l’information», a-t-il dit mardi matin, à Moncton, à la sortie d’une activité du Club Rotary.

En interview avec l’Acadie Nouvelle, Annie Daigle a affirmé que la province a besoin d’informations scientifiques portant sur la réalité néo-brunswickoise, ce que l’institut peut lui fournir en faisant appel aux scientifiques membres de ses deux comités.

Brian Gallant est d’accord avec elle, mais pas sur toute la ligne. «Je suis d’accord avec cette affirmation, mais ça ne veut pas dire qu’il faut garder un institut qui est entaché. Cela nous forcera à essayer de convaincre les gens de sa crédibilité (la crédibilité de l’institut). Je crois qu’il existe d’autres moyens; il y a des professeurs d’université. Il existe d’autres types d’organisation que nous pouvons envisager», dit-il.