Rappel de cidre de pomme du Verger Belliveau

MEMRAMCOOK – Un produit toxique à faible risque a été détecté dans certaines bouteilles de cidre de pomme du Verger Belliveau de Memramcook. Le cidre a été rappelé du marché par précaution.

Le rappel concerne les cidres de pomme doux du Verger Belliveau de Memramcook portant la date «meilleur avant» le 18 décembre 2013. Le produit, offert dans des contenants de 375 ml, de 1 l et de 2 l, pourrait contenir un niveau trop élevé de patuline, un produit chimique toxique.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments a émis un rappel de classe 3, soit de faibles risques ou aucun risque, le 15 octobre.

Sur le site web de Santé Canada, on indique que la patuline est une substance «d’origine naturelle qui peut provoquer une irritation gastro-intestinale et un dysfonctionnement rénal, ainsi que des effets immunotoxiques, génotoxiques et clastogènes chez plusieurs espèces animales lorsqu’elle est ingérée en doses suffisamment élevées».

Selon Robert Bourgeois, le propriétaire du Verger Belliveau, le problème se serait produit quand son entreprise s’est servie de pommes plus vieilles pour produire le cidre. Leur stock de pommes fraîches aurait été bas à cause d’une grande demande sur le marché des pommes au cours de la dernière année.

«On n’avait jamais fait ça avant, c’était un cas exceptionnel. On croyait que la pasteurisation détruirait tout ça (la patuline)», explique M. Belliveau.

«La patuline se trouve naturellement dans les pommes, mais notre cidre en avait un plus haut niveau que permis. Ce n’est pas dangereux, mais on n’a pas pris de risque, on a sorti le produit du marché», a-t-il ajouté.

Depuis que le rappel a été émis, les employés du Verger Belliveau ont récupéré presque tout le cidre concerné. Les personnes qui ont du cidre du Verger Belliveau qui expire le 18 décembre «peuvent le jeter, pour ne pas courir de risque, puis on remplacera leur produit», assure M. Belliveau.

Le propriétaire de l’entreprise a ajouté que, bien qu’émettre un rappel ne soit pas l’idéal pour sa marque, il s’agissait de la réaction responsable à la présence élevée de patuline dans son cidre.

«Ça fait depuis 1987 qu’on fait du jus, puis on n’a jamais eu de problème, a-t-il mentionné. C’est sûr que ce n’est pas comme remporter un prix, mais je pense que les gens vont respecter la façon qu’on a fait ça. On n’a pas pris de risque et on a été honnêtes dès le départ.»

Le Verger Belliveau distribue des produits à travers le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et Terren-Neuve-et-Labrador.