Gaz de schiste et Premières Nations: Fredericton défend son processus de consultation

FREDERICTON – Plus qu’un communiqué, c’est une véritable plaidoirie que le gouvernement a rendue publique mardi, par l’entremise du ministère de l’Énergie et des Mines. Objectif: défendre sa gestion du processus de consultation des Premières Nations.

Le gouvernement Alward écarte les critiques selon lesquelles il n’y a pas eu suffisamment de consultations avec les Premières Nations sur le gaz de schiste, soutenant avoir tenu plus de discussions avec ces communautés que n’importe quel gouvernement dans l’histoire de la province.

C’est le ministre de l’Énergie et des Mines, Craig Leonard, qui s’est collé à la tâche: convaincre le grand public que, dans le dossier du gaz de schiste, Fredericton a respecté ses obligations envers les Autochtones. Ces exigences découlent de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Selon M. Leonard, le gouvernement de David Alward est allé plus loin que ne le prévoit le législateur. Il a affirmé que la Couronne «avait non seulement répondu aux exigences de consultation pour le présent programme d’exploration sismique, mais qu’elle les avait surpassées afin de s’assurer que les Premières Nations connaissent tous les détails du programme actuel».

L’élu rappelle que la Politique du gouvernement du Nouveau-Brunswick sur l’obligation de consulter a été adoptée en 2011, après avis de l’Assemblée des chefs des Premières Nations du N.-B. (ACPNNB). Il estime qu’elle a été mise en oeuvre dans les règles.

«À titre de gouvernement, nous comprenons l’importance du processus de consultation et nous nous sommes assurés que SWN Canada respectait ces exigences sur le plan technique, a-t-il dit. Mais en tant que gouvernement, nous avons également rencontré les chefs et les conseils des Premières Nations.»

Dans la suite de sa déclaration, le ministre ne fait pas de mystère que ces rencontres avaient pour but de convaincre les Autochtones que le développement des ressources naturelles présente pour eux des perspectives économiques intéressantes. La Première Nation d’Elsipogtog et l’ACPNNB ont pris connaissance du communiqué, mais n’ont pas fait de commentaire.