Grabuge à Rexton: Coady Stevens demeurera derrière les barreaux

MONCTON – Après toute une journée de délibérations en Cour provinciale, à Moncton, les six opposants au gaz de schiste incarcérés depuis la crise du 17 octobre, à Rexton, demeureront derrière les barreaux.

C’est ce qu’a décidé le juge Camille Vautour, jeudi, alors que des chants autochtones en provenance des aires de détention retentissaient dans le Palais de justice de Moncton.

Deux des accusés ont comparu devant le juge Vautour lors de cette troisième journée des procédures d’audience sur la libération sous caution.

En matinée, après avoir entendu la preuve mercredi, le juge Vautour a refusé la libération sous caution à Coady Stevens. L’Autochtone de 27 ans demeura ainsi incarcéré jusqu’au 1er novembre, où il devra enregistrer son plaidoyer.

«Le pouvoir au peuple», a crié l’accusé levant son poing en l’air alors qu’il était escorté par des shérifs.

Susan Levi-Peters, ancienne chef de la communauté d’Elsipogtog, s’est avouée très déçue de la décision du juge tout en ayant de la difficulté à retenir ses larmes.

«Je suis très triste, mais en même temps, je ne suis pas surprise. Ce système de justice a échoué à plusieurs reprises», a-t-elle déclaré à la sortie du Palais de justice.

Jason Augustine a ensuite comparu pour son audience de libération sous caution. Trois policiers ont été interrogés par les avocats de la Couronne et de la défense. De plus, des vidéos des événements du 17 octobre, filmés par des policiers, ont été admis en preuve.

Cette preuve et les témoignages dans cette cause ont été frappés d’un interdit de publication.

Manquant de temps pour compléter les procédures jeudi, M. Augustine a été reconduit à sa cellule jusqu’à vendredi matin où son audience sur sa libération sous caution se poursuivra.

M. Augustine est entre autres accusé d’entrave au travail des policiers, de méfait et d’avoir séquestré un individu.

Certains des quatre autres accusés, David Mazerolle, James Pictou, Germain Junior Breau et Aaron Francis, devraient comparaître vendredi.

Au total, les accusés font face à 37 chefs d’accusation. Germain Junior Breau est le seul des opposants à être accusé de manipulation négligente d’une arme à feu et d’avoir braqué une arme à feu.