Affluence record au Salon du livre de Dieppe

DIEPPE – Plus de 6300 enfants et un total de 12 000 personnes – un record – ont goûté à la magie de la lecture lors de l’édition du 23e Salon du livre de Dieppe.

Le rassemblement littéraire annuel francophone ferme ses portes avec une grande fierté.

Près de 250 personnes étaient encore présentes quelques instants avant la fermeture de l’évènement, dimanche après-midi.

Regroupant enfants et adultes au Collège communautaire de Dieppe du 24 au 27 octobre, le programme des journées était occupé par plusieurs animations qui divertissaient enfants et parents, avec des mises en scène bien amusantes. Chaque numéro familial remplissait la salle à craquer, de sorte que même les parents n’avaient pas de place où s’asseoir.

En plus des spectacles pour enfants, des entrevues ouvertes au public étaient aussi à l’horaire.

Les auteurs ont eu l’occasion de venir raconter leur parcours professionnel.

Pour le président organisateur, Benoit Duguay, cette année a été extraordinaire.

L’activité Une nuit à la bibliothèque a eu un succès monstre chez les enfants de 8 à 12 ans.

Près de 30 minutes après le début des inscriptions, toutes les places étaient remplies et les appels continuaient de fuser de toutes parts. Pour une deuxième année seulement, cette soirée a été un moment magique de la semaine en réunissant le plaisir de la lecture, les jeux amusants et une nuit dont les jeunes se souviendront.

«Ça a vraiment été un succès, c’est très certainement devenu un incontournable que l’on aura toutes les années», raconte-t-il.

Une autre activité qui est au cœur de l’organisation est la visite des enfants. Cette année, plusieurs auteurs et maisons d’édition ont visité la totalité des écoles francophones du Sud-Est ainsi que plusieurs garderies.

«Les visites et les animations dans les garderies seront dorénavant des incontournables pour les salons à venir, et tous les membres du comité organisateur s’entendent pour dire que ce projet ne cessera de grandir dans le but d’offrir des activités à toutes les garderies de la région.»

L’exposition et la table ronde sur l’œuvre du poète, écrivain et ancien professeur de l’Université de Moncton, Gérard Étienne, a lui aussi été marquant lors de l’évènement.

«Comme tous les poètes et écrivains qui proclament la liberté d’expression contre les injustices, Gérard Étienne était un personnage controversé, mais l’exposition et la table ronde que nous a coordonnées un autre professeur et écrivain, Henri-Dominique Paratte, nous ont fait revivre de fortes émotions et surtout nous ont rappelé que nous sommes souvent déficitaires au chapitre de la reconnaissance, comme collectivité, à l’endroit des grands personnages qui ont marqué l’Acadie», souligne le président.

Pour les responsables du salon, il est primordial d’offrir un évènement intéressant et accessible à toutes les branches d’âges. Voilà pourquoi plusieurs maisons d’édition profitent de l’occasion pour mettre en vedette leurs auteurs et, par la même occasion, venir rencontrer des passionnés de la lecture.

«Venir au salon de Dieppe me permet de rencontrer ma clientèle scolaire, qui m’est toujours fidèle parce que les mêmes personnes reviennent me voir d’année en année», souligne Léo Plourde, des Éditions Guérin, avec un petit sourire.

Un moment privilégié pour les auteurs

DIEPPE – C’est avec un nombre sans précédent de 80 auteurs que l’évènement a ouvert ses portes. Ceux-ci ont eu l’occasion de présenter leurs nouveaux ouvrages. Certains y affichaient leur premier livre tandis que d’autres lançaient la suite d’une histoire bien attendue des lecteurs.

Certains d’entre eux ont vendu plus de livres que ce à quoi ils s’attendaient. Pour David Lonergan, professeur, auteur et critique, son tout dernier livre, intitulé Acadie 72: Naissance de la modernité acadienne, s’est vendu comme de petits pains chauds jusqu’au tout dernier exemplaire.

Pour Denis Boucher, cette année était la parution du sixième livre de sa collection, intitulée L’Île-aux-Crânes de Shediac. L’auteur se démarque par ses récits qui s’inspirent d’aventures en terres acadiennes, partant de la Péninsule acadienne jusqu’aux régions du sud.

«Je voulais écrire des histoires qui se passaient en Acadie parce que c’était presque inexistant à mes débuts. Il y en avait eu dans le passé, mais rien d’actuel. C’est ce qui m’a donné le goût de commencer», partage M. Boucher.

Pour lui, l’important est de transmettre un peu de la culture acadienne aux jeunes à travers ses livres, mais tout en étant intéressants à lire, avec entre autres l’aventure de trois enfants de la cinquième année qui démarrent une agence de détectives qui sont appelés à parcourir le Nouveau-Brunswick.

«C’est fantastique de présenter mes livres aux jeunes. J’ai visité des enfants de la septième et de la huitième année comme des enfants de la deuxième et troisième et chaque fois, on peut entendre une mouche voler tellement ils sont absorbés par les récits», raconte l’auteur. – JS

Ces deux garçons ont vraiment bouquiné avec sérieux, dimanche! - Collaboration spéciale: Jessica Savoie
Ces deux garçons ont vraiment bouquiné avec sérieux, dimanche! – Collaboration spéciale: Jessica Savoie