Les libéraux de Kent-Sud choisissent Benoît Bourque

BOUCTOUCHE – L’Association libérale de Kent-Sud réunie en Congrès a choisi son champion pour les prochaines élections provinciales. Benoît Bourque, de Cocagne, affrontera le conservateur Claude Williams, solidement implanté dans la région depuis 2001.

C’est finalement l’ancien directeur du Bureau des relations internationales de l’Université de Moncton qui est sorti vainqueur de cette première joute électorale.

«C’est avec beaucoup d’humilité et un grand sens des responsabilités que j’accepte l’investiture libérale dans Kent-Sud», a dit M. Bourque après la proclamation officielle des résultats.

Au bout d’un suspense qui a duré trois tours de scrutin, il s’est imposé face à ses trois concurrents. Léonard Gallant, Hert LeBlanc et Marc Henrie ont donc été écartés par les votes successifs qui ont vu le nombre de votants diminuer à mesure que la journée avançait: 774 au premier tour, 566 au 2e et 417 au 3e.

«Hier, à St. Stephen, nous avions plus de 500 personnes, a déclaré le député de Miramichi, Bill Fraser. Nous avons partout de très bons candidats. C’est un signal fort que nous envoyons au gouvernement sur ce qui va se passer l’an prochain.»

Quelques heures plus tôt, dans son discours, M. Bourque avait qualifié la journée d’historique.

«Dans 25 ou 30 ans, vous vous souviendrez que vous étiez ici aujourd’hui. Une journée où un gymnase rempli a décidé de jouer un rôle dans l’avenir de notre circonscription, et tout autant dans celui de notre belle province.»

«Vous avez la chance d’avoir devant vous un groupe de candidats passionnés par notre belle région de Kent, et qui veulent travailler pour l’avancement de leurs communautés», a-t-il poursuivi.

Chacun parrainé par deux militants, les candidats ont mis en valeur les préoccupations sociales, l’emploi, et la protection de l’environnement. Tous se sont prononcés contre l’exploitation du gaz de schiste, un dossier sensible dans le comté de Kent.

La populaire chanteuse Monique Poirier avait présenté la candidature de Marc Henrie, dont elle a fait la connaissance lors du Sommet de la Francophonie de 2004, au Burkina Faso. Elle a raconté qu’après avoir hésité, elle a décidé de s’impliquer politiquement.

«Si j’ai envie que les choses changent, il faut que je fasse campagne. Ma façon à moi de faire partie du changement est d’appuyer une personne en qui j’ai confiance. C’est tellement inspirant de voir les quatre personnes qui se sont portées volontaires et qui ont fait le premier pas pour faire eux aussi partie du changement nécessaire.»

Au début de la convention, Brian Gallant et Dominic LeBlanc ont salué des candidats exceptionnels, de haut calibre. Très critique envers le gouvernement Alward, le chef de l’opposition a martelé que cette journée marquait le début de la reconquête et de la victoire l’an prochain.

«Ce n’est que le début. On a un adversaire redoutable devant nous, le ministre Williams, mais je suis convaincu qu’au cours des 11 prochains mois, on va faire des choses extraordinaires. Soyez certains que je vais travailler comme un fou!» a lancé Benoît Bourque aux militants.