Shippagan: une femme dit avoir été congédiée en raison de son passé de toxicomane

SHIPPAGAN – Une ancienne toxicomane de Shippagan dit avoir été congédiée à cause de son passé.

Il y a trois semaines, Jessica Tremblay a raconté à l’Acadie Nouvelle sa lutte contre la toxicomanie durant son adolescence. La mère de deux enfants, originaire de Saint-Isidore, s’est libérée de sa dépendance l’an dernier grâce à un séjour à Portage Atlantique, un centre de traitement pour jeunes toxicomanes.

L’article de l’Acadie Nouvelle aurait suscité des réactions partagées. Plutôt que se réjouir de son histoire à succès, certains se seraient arrêtés sur son passé. Selon l’ancienne toxicomane, son employeur l’aurait congédiée samedi, une semaine et demie après l’avoir embauchée, à cause de son ancienne dépendance.

«Elle a vu l’article dans le journal et elle m’a congédiée à cause de ça, a affirmé Jessica Tremblay. Elle m’a dit qu’à cause de mon passé, elle ne me trouvait pas assez mature pour travailler avec des clients.»

«Il y a beaucoup de monde par ici qui se disent: “Elle a déjà été dans la drogue, donc c’est impossible qu’elle s’en soit sortie”. Moi, j’ai deux enfants à la maison et maintenant je me trouve sans emploi parce qu’elle n’a pas aimé l’article dans le journal.»

Jointe par l’Acadie Nouvelle lundi, la gérante du café, Hélène Duguay, a affirmé que le passé de Mme Tremblay n’a rien à voir avec son congédiement. Au contraire, elle est de l’avis que «tout le monde a droit à une deuxième chance».

«Je lui ai dit que je connaissais un peu son passé avant de l’embaucher, puis je lui ai ajouté que ce n’est pas à cause de ça que je l’ai dégagée», a-t-elle mentionné.

«Je l’ai dégagée parce qu’elle n’avait pas assez d’initiative, a ajouté la gérante. Ça faisait deux semaines qu’elle était ici et ce n’est pas ce que je cherchais dans mon équipe.»

Selon Jessica Tremblay, quand des rumeurs sur la raison de son congédiement ont commencé à circuler, Mme Duguay l’a rappelée pour clarifier l’affaire.

«Elle m’a rappelée par la suite pour se justifier un peu, et se trouver une autre excuse. Mais au début, son explication était mon passé et l’article dans le journal», a-t-elle insisté.

Mme Tremblay craint que sa réputation soit ternie à jamais et qu’elle ne réussisse pas à se décrocher un nouvel emploi dans la municipalité.