Une session sous le signe de l’économie, promet Paul Robichaud

MONCTON – Le gouvernement prévoit mettre l’accent sur le développement économique et la création d’emplois au cours de la prochaine session, affirme le vice-premier ministre Paul Robichaud.

Ce sera jour de rentrée parlementaire, mardi, à Fredericton. En fin d’avant-midi, les 55 députés reviendront en Chambre le temps de proroger la session actuelle. Ils reprendront place en après-midi pour assister à la lecture du discours du Trône par le lieutenant-gouverneur. Cela marquera le début de la dernière session avant les prochaines élections.

Selon le vice-premier ministre et leader parlementaire du gouvernement, Paul Robichaud, les progressistes-conservateurs ont l’intention de consacrer la majeure partie de leurs efforts aux dossiers économiques.

«Dans le discours du Trône et lors de la prochaine session, l’accent va être mis sur le développement économique et la création d’emplois. Nous allons adopter des mesures ciblées et des stratégies», affirme-t-il en interview téléphonique avec l’Acadie Nouvelle.

Paul Robichaud affirme que certains ministères devront mettre les bouchées doubles.

«Des ministères comme celui des Ressources naturelles, dont j’ai la responsabilité, du Développement économique ainsi que de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches, entre autres, vont être appelés à jouer un plus grand rôle pour permettre au gouvernement d’atteindre ses objectifs.»

Selon lui, le gouvernement va déposer une quinzaine de projets de loi qui seront au programme au cours des prochaines semaines.

«Nous allons déposer de 15 à 20 projets de loi avant le congé de Noël. C’est notre objectif. Comme de raison, tous ces projets de loi ne seront pas nécessairement adoptés avant le temps des Fêtes, avec la troisième lecture et la sanction royale. Nous prévoyons que l’adoption de certains projets prendra plus de temps», dit-il.

Après trois ans au pouvoir et à 11 mois des prochaines élections, le mandat du gouvernement de David Alward tire à sa fin. La session qui débute mardi sera donc la dernière occasion pour les progressistes-conservateurs de se démarquer avant de remettre leur sort entre les mains des électeurs.

«La dernière session est un peu le sprint final pour faire tout ce que nous voulons accomplir. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’appeler l’Assemblée législative plus tôt que prévu», dit-il.

Les travaux parlementaires devaient effectivement reprendre à la fin novembre, avant que le gouvernement devance cette reprise de trois semaines.

«Nous revenons trois semaines plus tôt parce que nous réalisons que nous avons énormément de projets de loi et que nous avons énormément de travaux législatifs à faire», dit Paul Robichaud. n

 

Brian Gallant: «Pour nous, la priorité est la création d’emplois»

MONCTON – L’économie est décidément au goût du jour à l’Assemblée législative. Comme son rival politique Paul Robichaud, le chef libéral Brian Gallant la place en tête de sa liste de priorités.

En interview téléphonique avec l’Acadie Nouvelle, Brian Gallant explique qu’il veut mettre l’économie à l’avant-plan en Chambre dès cette semaine.

«Pour nous, la priorité est l’économie, la création d’emplois. Je n’énumérerai pas toutes les statistiques, mais nous voyons que les indicateurs économiques tels que la création d’emplois, et le PIB (produit intérieur brut) ont empiré au cours des trois dernières années.»

C’est pourquoi l’opposition officielle compte talonner le gouvernement afin de demander des mesures pour relancer l’économie de la province, poursuit-il.

«Nous allons donc continuer à pousser pour voir quels sont les plans du gouvernement Alward pour relancer notre économie. Ça fait trois ans que le gouvernement n’a pas de plan, nous espérons qu’il en a un pour la dernière année de son mandat.»

À savoir ce que l’opposition officielle propose pour relancer l’économie, Brian Gallant répond que l’avenir de la province doit absolument passer par l’éducation.

«Nous allons préconiser l’éducation, la formation et l’alphabétisation. À court terme, c’est l’une des meilleures façons de relancer notre économie.»

D’autres enjeux retiendront aussi son attention, dit-il.

«Il n’y a pas de doute qu’il y a beaucoup de dossiers chauds sur lesquels nous allons travailler afin de garder le gouvernement imputable, comme le gaz de schiste, les pensions et l’assurance-emploi.»

Brian Gallant ajoute qu’il compte aborder des questions éthiques en Chambre et qu’il va proposer des idées afin de favoriser la transparence et l’imputabilité au sein de la classe politique au Nouveau-Brunswick.

Les libéraux ne détiennent que 13 des 55 sièges à  l’Assemblée législative. Leur marge de manoeuvre est donc intimement liée aux désirs des progressistes-conservateurs. Le chef de l’opposition officielle reconnaît que cela représente un énorme défi pour l’opposition officielle, mais croit tout de même qu’elle pourra faire adopter des projets de loi au cours de la session.

«Il est effectivement très difficile pour l’opposition de faire passer ses projets de loi. C’est presque impossible. Nous espérons que les Néo-Brunswickois se joindront à nous dans la discussion lorsque nous présenterons des projets de loi intéressants qui peuvent contribuer à la relance de notre économique. S’il y a assez de personnes qui se joignent au dialogue et qui essayent de pousser le gouvernement à agir, espérons qu’ils (les progressistes-conservateurs) pourront voter pour nos idées.»

 

NÉO-DÉMOCRATES ET VERTS SUIVRONT LES TRAVAUX DE PRÈS

MONCTON – Le Nouveau Part démocratique et le Parti vert comptent bien se faire entendre au cours des prochains mois, même s’ils sont absents de l’Assemblée législative.

Seuls les progressistes-conservateurs et les libéraux occupent des sièges à l’heure actuelle, les néo-démocrates et les verts doivent donc se servir d’autres tribunes que l’Assemblée législative pour défendre leurs positions.

Le chef du NPD, Dominic Cardy, a tout de même l’intention d’être actif lors de la nouvelle session parlementaire. Il écoutera attentivement le discours du Trône mardi, mais il affirme que c’est le budget qu’il attend avec le plus d’impatience.

«Notre priorité est de nous assurer que nous avons une bonne réponse au budget. Nous devons également nous préparer à apporter des critiques constructives aux projets de loi qui seront déposés par le gouvernement», dit-il en interview téléphonique avec l’Acadie Nouvelle.

Au cours de cette session, il a l’intention de proposer diverses mesures dans plusieurs dossiers.

«Nous allons parler d’éducation, de la réforme du gouvernement, de changer la manière de faire du développement économique et du fait qu’il faut organiser une grande discussion sur le développement des ressources naturelles et sur les relations entre la Province et nos Premières Nations.»

Le chef du Parti vert, David Coon, affirme pour sa part qu’il reprendra son habitude de fréquenter assidûment la tribune des visiteurs.

«Je vais certainement être dans la tribune lors de la période des questions, comme par le passé, afin d’observer les travaux», dit-il.

Il affirme qu’il souhaite la tenue d’un vote libre sur la suspension des permis d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste dans la province, une demande qu’il a faite le mois dernier par voie de communiqué. Les partis présents en Chambre ont déjà rejeté cette idée.

Parmi les dossiers prioritaires aux yeux de David Coon, il y a la réforme des soins primaires et le programme public d’assurance-médicaments. Le gouvernement doit agir et tenir ses promesses, dit-il.

À l’instar de Dominic Cardy, le chef des verts veut que les députés se penchent sur les relations entre le gouvernement et les communautés autochtones de la province.

«Cela nécessite de l’attention. Je crois qu’un comité de l’Assemblée législative devrait être créé afin de se pencher sur la relation entre la Province du Nouveau-Brunswick et les Premières Nations pour faire des recommandations afin que l’on puisse avancer dans la mise en oeuvre des traités.»

L’Acadie Nouvelle a tenté d’obtenir une interview avec l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, sans succès.