Une première période de questions dominée par l’économie

FREDERICTON – L’économie s’est retrouvée sans surprise au centre de la première période de questions de la session à l’Assemblée législative, mardi, à Fredericton.

Le gouvernement et l’opposition n’ont pas menti quand ils ont dit vouloir faire de l’économie le thème central de la session si l’on se fie à la journée de mercredi.

Après avoir entendu la veille le dernier discours du Trône du gouvernement de David Alward avant la prochaine campagne électorale, le chef du Parti libéral a talonné le premier ministre sur son bilan économique des quatre dernières années.

Citant le taux de chômage anormalement élevé au cours des trois dernières années, Brian Gallant a demandé au premier ministre d’admettre que «son approche en matière de développement économique a été un échec.»

Le gouvernement s’attribue le mérite de plusieurs grands projets à venir, «toutefois, il ne s’attribue certainement pas le blâme ou la responsabilité des choses qui vont mal», a lancé le leader de l’opposition.

«Comment les Néo-Brunswickois sont-ils censés faire confiance au gouvernement Alward, alors qu’il n’a pas réussi à réaliser les trois promesses clés qu’il a faites lors de l’élection générale de 2010, c’est-à-dire, équilibrer le budget, ne pas couper dans les services et ne pas augmenter les impôts?», s’est interrogé M. Gallant lors de la période de questions.

La réponse du premier ministre s’est fait entendre sous la forme d’une attaque contre le bilan du précédent gouvernement libéral.

«Dans quel genre de monde les Néo-Brunswickois pourraient-ils accorder leur confiance à un gouvernement libéral qui, il y a à peine quatre années, dépensait dans une frénésie sans fin? C’est ça qui se passait. Les revenus étaient là et les libéraux continuaient d’utiliser la carte de crédit», a avancé David Alward.

Il a également montré du doigt les contradictions qui pullulent à son avis dans le discours du chef de l’opposition.

«Il essaie d’un côté de connecter avec les Néo-Brunswickois, affirmant qu’il se désole de les voir obligés de quitter la province ou de voir leur famille vivre des moments difficiles», mais il exige un moratoire sur le développement du gaz de schiste, a ridiculisé M. Alward.

«J’aimerais lui réserver un vol dans l’Ouest, sérieusement, pour lui donner une chance de voir le développement qui s’y déroule et lui faire comprendre ce qui se passe en Colombie-Britannique en ce moment», a avancé le premier ministre.

«Quand vous discutez avec la première ministre de la Colombie-Britannique, elle dit: “50 ans de fracturation hydraulique et pas de problème avec l’eau potable”. C’est ça, la réalité», a-t-il soutenu.