«Sa mort a marqué l’Histoire»

BATHURST – Les États-Unis ont souligné vendredi le 50e anniversaire de la mort du président John F. Kennedy. On dit que tout le monde se souvient de ce qu’il faisait lorsqu’il a entendu l’annonce de son assassinat. En Acadie comme ailleurs, ceux qui étaient en âge de comprendre les événements, n’ont pas oublié ce jour funeste.

Le 22 novembre 1963, des coups de feu ont retenti dans les rues de Dallas alors que le cortège présidentiel circulait. Mortellement touché, John F. Kennedy mourait après 1000 jours à la Maison-Blanche.

Avec son charisme, sa jeunesse, son don de communicateur, il incarnait l’espoir d’un avenir meilleur.

Sa mort si brutale par une journée d’automne a causé une onde de choc à travers le monde.

«J’étais en classe au petit séminaire salésien de Don Bosco, à Sherbrooke. J’avais 16 ans. Le directeur des études nous a annoncé son décès. Nous avons observé un moment de silence et de prières pour le président Kennedy. Je me rappelle que les prêtres étaient tristes et nerveux parce que ça pouvait, on nous avait dit, déclencher une guerre. Est-ce que d’autres pays étaient mêlés à ça? On n’a pas su tout de suite qui l’avait tué», raconte Pierre Godin, l’ancien maire de Petit-Rocher.

JFK est le seul président américain catholique à ce jour et, entré en fonction à 43 ans, il demeure le plus jeune représentant élu à la Maison-Blanche.

Avec son élégante épouse et ses deux charmants enfants, ils étaient considérés comme la famille royale de l’Amérique.

Claire Wilt faisait ses emplettes sur la rue Main à Bathurst lorsqu’elle a entendu parler de Kennedy à la radio, le 22 novembre. Dans la confusion, elle a pensé pendant quelques minutes qu’il s’agissait de ses voisins qui portaient le même nom.

«J’étais mariée dans ce temps-là. J’ai entendu ça à la radio dans l’auto et je me suis dit: «Oh non! Pas les Kennedy de la rue Johnson». J’ai cru que c’était eux pendant un instant. Nous avons passé les jours suivants devant la télévision, comme lors du 11 septembre. C’était en noir et blanc. Tu n’en vois jamais assez, tu n’en reviens pas. Cétait tellement horrible. Ma mère était en amour avec le président Kennedy. Elle nous en parlait beaucoup, comment il était bon pour le monde, qu’il avait une belle femme», replonge dans ses souvenirs Mme Wilt.

Le président Kennedy fascine encore un demi-siècle après sa mort. Tant de livres ont été écrits sur sa vie privée, sa présidence et son assassinat.

«Sa mort a marqué l’Histoire, c’est certain. Ce fut toute une catastrophe. Les gens en parlent encore, un demi-siècle plus tard et je suis sûr que ça va continuer dans 50 ans encore. Quand ils ont commencé à montrer les images de Dallas ce matin (vendredi), j’ai éteint la télévision. J’en avais assez vu en 1963», explique Valmond Henry, de Nicholas-Denys, près de Petit-Rocher, qui avait 31 ans à l’époque et qui travaillait alors dans l’industrie du tabac en Ontario.

Même si la Commission Warren a conclu que son assassin, Lee Harvey Oswald, a agi seul, la plupart des Américains croient qu’il y a eu complot.