Top 30: les francophones les plus influents au N.-B.

1. Rino Volpé
PDG du Réseau de santé Vitalité

Rino Volpé est devenu l’une des personnes les plus influentes au Nouveau-Brunswick, en février, lorsqu’il a été nommé président-directeur général du Réseau de santé Vitalité. Un rôle qui est venu s’ajouter à celui de coprésident du secrétariat créé en 2012 par le gouvernement pour rendre le système de soins de santé plus efficace.

Peu après son entrée en poste, Rino Volpé a donné le ton et a annoncé que 400 postes à temps plein seraient abolis au cours des trois prochaines années, dont 200 dès l’année 2013-2014. Le ministre de la Santé a nommé Rino Volpé pour qu’il fasse le ménage. Il est clair qu’il entend tout faire pour ne pas le décevoir.

2. Paul Robichaud
vice-premier ministre

Le numéro deux de l’administration Alward a vu son rôle évoluer en 2013. Il est demeuré vice-premier ministre, mais il est passé du ministère du Développement économique à celui des Ressources naturelles. En plus de gérer une liste de responsabilités longue comme son bras, il a été le porte-parole francophone du gouvernement provincial dans l’épineux dossier du gaz de schiste.

Certains s’amusent à le qualifier de «vrai premier ministre du Nouveau-Brunswick». On pourrait en débattre longtemps, mais une chose est sûre; il pèse lourd dans la balance à Fredericton et il mérite amplement sa place au sein du peloton de tête des francophones les plus influents.

3. Gaëtan Thomas
PDG Énergie NB

Ce patron originaire de Tilley-Road est à la tête de la plus grande société d’État au Nouveau-Brunswick. Une société vitale et à laquelle tiennent férocement les électeurs, comme ils l’ont démontré en jetant les libéraux à la rue, en 2010, après leur tentative avortée de la vendre à Hydro-Québec.

L’avenir d’Énergie NB n’est cependant pas rose. Sa dette est considérable, la fin de la durée de vie du barrage hydroélectrique de Mactaquac approche et les coûts supplémentaires occasionnés par les retards dans la réfection de la centrale nucléaire de Pointe Lepreau n’ont toujours pas été recouvrés. Gaëtan Thomas a du pain sur la planche.

4. Brian Gallant
chef de l’opposition officielle

L’année qui se termine a été très bonne pour Brian Gallant. Il a été élu à l’Assemblée législative pour la première fois, lors d’une complémentaire en avril, en plus de tirer son épingle du jeu dans les sondages.

Le plus grand défi de la carrière naissante de ce jeune politicien est cependant à venir. En septembre 2014, il mettra son avenir entre les mains des électeurs néo-brunswickois. Si l’on se fie aux sondages, ses chances de l’emporter sont excellentes.

5. Camille Thériault
PDG de la Fédération des caisses populaires acadiennes

Une année bien remplie se termine pour Camille Thériault, qui dirige la fédération dans sa quête d’efficacité. Il veut

maintenant mener à bon port son projet de caisse unique en fusionnant les membres de la fédération. Les conseils d’administration des caisses sont favorables, il reste à voir si les membres suivront.

Son avenir a fait l’objet d’une rumeur, en décembre, lorsque le député fédéral libéral, Dominic LeBlanc, a dit à une journaliste qu’il songeait à tenter un retour en politique, cette fois au fédéral. Camille Thériault n’a pas voulu infirmer ou confirmer quoi que ce soit.

6. Marie-Claude Blais
ministre de l’Éducation

L’élue progressiste-conservatrice est devenue ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, en septembre, après avoir occupé le poste de ministre de la Justice. En 2013, elle a assuré la présidence du comité spécial de l’Assemblée législative chargé de mener la révision de la Loi sur les langues officielles. Elle a aussi géré le dossier de la Condition féminine et a vu au développement d’une nouvelle structure indépendante visant à remplacer le Conseil consultatif sur la condition de la femme, aboli en 2011 par son gouvernement.

Cette avocate de profession n’hésite pas à monter aux barricades en Chambre pour défendre son gouvernement et comme elle est l’une des ministres francophones les plus importantes, elle est souvent appelée à agir comme porte-parole de l’administration Alward dans divers dossiers.

7. Raymond Théberge
recteur de l’Université de Moncton

Entré en poste en 2012, Raymond Théberge s’est installé solidement aux commandes en 2013. En plus d’arriver à l’aube du 50e anniversaire de son nouvel employeur, il a vu à l’élaboration d’une nouvelle planification stratégique.

Il a dû gérer une controverse lorsqu’il s’est avéré que Louis LaPierre, détenteur du titre de professeur émérite de l’Université de Moncton, a menti sur son curriculum vitae pendant des années. Lorsque Louis LaPierre a démissionné de tous ses postes et reconnu ses erreurs, Raymond Théberge a joué la carte de la transparence et a rencontré les journalistes. Il a aussi annoncé qu’il demanderait que le titre honorifique soit retiré à Louis LaPierre.

8. Bernard Valcourt
ministre fédéral des Affaires autochtones

Année d’ascension pour le député conservateur de Madawaska-Restigouche, qui a reçu une promotion lors du remaniement ministériel de février dernier. Il s’est alors vu confier le ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien.

En 2013, Bernard Valcourt est demeuré l’un des plus ardents défenseurs de la réforme de l’assurance-emploi, malgré les nombreuses critiques dont il a fait l’objet, notamment dans sa propre circonscription. Une loyauté envers son gouvernement qui lui a sûrement permis de marquer des points auprès du premier ministre.

9. Dominic LeBlanc
député de Beauséjour

Plusieurs raisons expliquent la présence de ce politicien dans ce palmarès. En plus d’être le seul député libéral fédéral de la province et d’être le leader en chambre de son parti, il est très près de son chef, Justin Trudeau, derrière qui il s’est rangé lors de la dernière course à la direction. L’amitié entre les deux élus remonte à leur enfance.

Dominic LeBlanc a aussi l’oreille du chef provincial, Brian Gallant, sur qui il a misé lors de la course à la direction de 2012, assurant même la coprésidence de sa campagne. De plus, il lui a donné un bon coup de pouce lors de l’élection partielle dans Kent, au printemps dernier.

10. Yvon Godin
député d’Acadie-Bathurst

Yvon Godin n’a pas chômé en 2013, c’est le moins qu’on puisse dire. Ce mauvais jeu de mots décrit bien l’année de ce vétéran de la politique fédérale, qui a été de toutes les tribunes pour critiquer la réforme de l’assurance-emploi.

Élu pour la première fois en 1997, il est solidement ancré dans la circonscription d’Acadie-Bathurst, comme il l’a démontré en battant tous les opposants que les autres partis ont dépêchés pour tenter de le déloger. On a appris récemment qu’il songe à son avenir. Les prochaines élections fédérales sont prévues en 2015, il reste à voir s’il a un autre mandat dans le corps.

11. Jeanne d’Arc Gaudet
présidente de la SANB

Cette universitaire de carrière et militante de longue date a accédé à la présidence de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, en juin, en devançant la conseillère municipale de Bathurst, Anne-Marie Gammon. Elle a ainsi succédé à Jean-Marie Nadeau, qui a démissionné à mi-mandat.

Depuis son entrée en poste, elle a rencontré le premier ministre, s’est prononcée sur plusieurs dossiers et s’est installée aux commandes de la SANB. Son style est moins flamboyant que celui de Jean-Marie Nadeau, mais il n’en reste pas moins que Jeanne-d’Arc Gaudet est maintenant l’une des voix incontournables de la société civile acadienne.

12. Daniel Allain
sous-ministre

Daniel Allain est aujourd’hui plus que jamais dans la garde rapprochée de David Alward. L’automne dernier, il a été réaffecté lors d’un remaniement majeur et est passé du poste de PDG d’Alcool NB à celui de sous-ministre de la gestion de l’administration au Cabinet.

Ses nouvelles responsabilités restent assez nébuleuses, mais on imagine que le premier ministre n’a pas amené ce fidèle progressiste-conservateur près de lui, moins d’un an avant les élections, pour jouer au réceptionniste. Les sondages indiquent que le gouvernement est dans l’eau chaude. Daniel Allain et les autres conseillers de David Alward devront trimer dur s’ils veulent garder leurs emplois après septembre 2014.

13. Yvon Lapierre
maire de Dieppe

Dieppe est en plein essor. Les immeubles d’habitation poussent comme des champignons, la population augmente rapidement et de grands projets sont à l’horizon, comme la réfection de la rue Amirault. Yvon Lapierre est à la tête de cette municipalité, la plus grande à majorité francophone de la province.

Cette croissance a un prix. C’est pourquoi le conseil municipal et le maire ont décidé de se donner les moyens de ses ambitions et d’augmenter les impôts fonciers pour l’année 2014, une première en sept ans à Dieppe.

14. Claude Williams
ministre des Transports et de l’Infrastructure

Le député progressiste-conservateur de Kent-Sud gère l’un des portefeuilles les plus importants. Comme il est responsable de l’entretien des routes, des ponts et des infrastructures provinciales, il est régulièrement interpellé par des individus et des communautés.

En 2013, il a joué un rôle de premier plan dans les efforts de sauvegarde de l’Institut de Memramcook, dont la corporation de gestion a fait faillite l’été dernier. Il s’est aussi retrouvé dans une position délicate au cours des derniers mois, puisqu’il a dû composer avec la grogne contre le gaz de schiste dans sa circonscription, alors qu’il est ministre au sein d’un gouvernement qui est pour l’exploitation de cette ressource naturelle.

15. Anne Hébert
DG du Conseil économique du N.-B.

Le Conseil économique du Nouveau-Brunswick a dû gérer un roulement élevé à la présidence au cours des dernières années, notamment avec le départ de Lori-Ann Cyr quelques mois avant la fin de son mandat. Cette organisation peut cependant compter sur sa directrice générale, qui demeure fidèle au poste pour intervenir dans les médias et défendre les intérêts des entreprises francophones de la province.

En 2013, Anne Hébert a contribué à l’organisation du 5e Rendez-vous Acadie-Québec, qui a eu lieu en septembre à Dieppe. Elle a aussi été nommée membre du comité chargé par le gouvernement de mettre en oeuvre la stratégie de perfectionnement des compétences de la main d’oeuvre.

16. Richard Simoens
directeur de Radio-Canada Acadie

Des décisions importantes ont été prises depuis que Richard Simoens est entré en poste, en juin 2012. La plus importante étant sans contredit celle de déménager le centre de production du diffuseur d’État dans un centre commercial du centre-ville de Moncton. On peut aussi noter que des changements majeurs ont été apportés à la facture visuelle et à la barre du Téléjournal Acadie depuis qu’il a succédé à Michel Cormier.

17. Francis Sonier
éditeur-directeur général de l’Acadie Nouvelle

Dès son entrée en poste, en 2009, Francis Sonier a fait face à de nombreux défis. Comme les patrons des autres journaux d’Amérique du Nord, il a dû gérer la fuite des annonceurs ainsi que la migration des lecteurs vers le web et prendre des décisions difficiles, telles que la fermeture des presses. Ses efforts ont porté leurs fruits, puisque des profits ont été générés en 2013, une première depuis plusieurs années à l’Acadie Nouvelle.

18. Madeleine Dubé
ministre du Développement social

Elle a moins d’influence depuis qu’elle a été mutée de la Santé au Développement social, en 2012, mais Madeleine Dubé demeure une joueuse-clé du cabinet de David Alward. Cette politicienne aguerrie gère aujourd’hui un budget de plus d’un milliard $.

19. Donald J. Savoie
expert en administration publique

Il est l’un des universitaires acadiens les plus respectés et a un énorme curriculum vitae. Il est écouté des politiciens, avec qui il s’entretient en privé, mais n’hésite pas à critiquer publiquement leurs actions, ou leur inaction, lorsqu’il estime que cela est nécessaire.

20. Liane Roy
PDG du Collège communautaire du N.-B.

Le CCNB a poursuivi sa transformation, en 2013, avec le dévoilement d’une nouvelle image de marque. Sous la direction de Liane Roy, cette institution a continué d’élargir ses horizons à l’étranger et de se moderniser.

21. Marc Chouinard
DG du Théâtre Capitol

Il est un incontournable du milieu culturel dans la région de Moncton et est très actif au sein du Parti libéral du Nouveau-Brunswick. Il fait d’ailleurs partie de l’entourage de Brian Gallant, à qui il a donné un gros coup de main lors de la course à la direction de 2012. Il milite aussi activement pour que le Congrès mondial acadien ait lieu dans le Sud-Est du Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard en 2019.

22. Cyrille Simard
maire d’Edmundston

Omniprésent dans les médias sociaux, il est à la tête de l’une des plus grandes villes francophones de la province. En 2013, il a fait la manchette à plusieurs reprises, notamment lorsqu’il a critiqué le tracé proposé pour l’oléoduc ouest-est et lorsque des questions d’ordre éthique ont été soulevées sur ses liens avec le Congrès mondial acadien 2014 (photo à la une).

23. Annie Daigle
DG de l’Institut de l’énergie du N.-B.

Elle est entrée en poste en octobre, peu après la démission en pleine controverse du président de l’Institut, Louis LaPierre. Annie Daigle se retrouve à la tête d’une entité chargée de mener des recherches sur les dossiers énergétiques, dont celui des gaz de schiste, l’une des questions les plus explosives au Nouveau-Brunswick à l’heure actuelle.

24. Victor Boudreau
leader adjoint de l’opposition officielle

Le député de Shediac-Cap-Pelé a assuré la chefferie intérimaire après la démission de Shawn Graham et il occupe toujours une place importante au sein de son parti. Il est aujourd’hui leader parlementaire adjoint de l’opposition officielle en plus d’être le critique de l’opposition pour plusieurs dossiers.

25. Frédérick Dion
DG de l’AFMNB

À l’instar de bon nombre de directeurs généraux, Frédérick Dion joue un rôle majeur au sein de son organisation, soit l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick. Communicateur habile, il est très actif sur la place publique et n’hésite pas à répondre aux questions des journalistes.

26. Christian Brun
DG de l’UPM

Lorsqu’il est question de la pêche au homard, on ne peut faire autrement que de penser au directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes. Cette industrie est fragile et les tensions sont souvent vives entre les intervenants. Christian Brun demeure un interlocuteur que les élus ne peuvent ignorer.

27. Gaetan Lanteigne
porte-parole d’Ensemble vers l’avenir

Son travail acharné a contribué à la victoire du «oui» lors du plébiscite du 2 décembre sur la création d’une nouvelle municipalité régionale dans le coin de Tracadie-Sheila. Cet enseignant de gestion des petites et moyennes entreprises au campus de la Péninsule acadienne du CCNB a été nommé Personnalité de l’année 2013 par l’Acadie Nouvelle. Un nouveau venu âgé de 32 ans qui a fait tourner bien des têtes au cours des derniers mois.

28. Me Michel Doucet
avocat spécialiste des droits linguistiques

Même s’il a annoncé en 2013 qu’il prépare lentement sa retraite, il demeure un incontournable de ce palmarès. Il compte défendre les clients qu’il a déjà pris sous son aile et demeure un intervenant infatigable pour tout ce qui a trait aux droits linguistiques.

29. André Vincent
PDG d’Assomption Vie

Moins présent sur la place publique que Denis Losier, à qui il a succédé en avril 2013, il reste qu’il est à la tête de l’une des plus grandes entreprises de la province. Un gros joueur dans le milieu économique que l’on ne peut laisser en marge de notre classement.

30. Marie-Linda Lord
vice-rectrice de l’Université de Moncton

En plus d’être vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, elle est présidente du conseil d’administration de TV5 Québec Canada, qui a reçu en août dernier le feu vert pour créer une nouvelle chaîne de télévision francophone, intitulée UNIS.