Pointe-Verte: plusieurs citoyens appuient l’idée d’abandonner la police BNPP

POINTE-VERTE – Beaucoup de citoyens de Pointe-Verte appuient l’intention de leur conseil municipal de quitter la police régionale BNPP au profit de la GRC, mais s’interrogent sur le maintien de la qualité du service.

Les élus municipaux de Pointe-Verte ont non seulement décidé à l’unanimité de ne pas s’acquitter de la hausse de 5 % de la facture de la BNPP pour cette année, mais aussi de ne pas recourir à ses services en 2015 si ses coûts ne sont pas réduits.

Pointe-Verte consacre un peu moins du quart de son budget global pour sa protection policière. Le conseil municipal déplore que la facture soit très salée pour un village de 976 habitants.

Tous les résidants croisés par l’Acadie Nouvelle comprennent et appuient la position des élus.

«C’est une bonne idée d’être avec la GRC si ça coûte trop cher de rester avec la BNPP. Après tout, c’est aussi une force policière. La GRC de Jacquet River n’est pas loin d’ici et même celle de Bathurst n’est pas trop éloignée», a indiqué Gisèle Boudreau, une citoyenne de Pointe-Verte.

Les résidants jugent que leur compte de taxes est déjà assez élevé et ne veulent certainement pas y voir une majoration en raison des augmentations de la facture de la BNPP. Les autorités municipales estiment qu’elles pourraient épargner jusqu’à 90 000 $ par année avec la GRC.

«Pourvu qu’on ait une protection, peu importe d’où elle vient. C’est vrai que la BNPP passe ici deux, trois fois par jour, mais pour sauver sur nos taxes, ça vaudrait peut-être la peine d’être avec la GRC. Nous ne sommes pas un gros village, donc les finances ne sont pas là. Je sais que la GRC de Jacquet-River est plus stricte et donne moins de chances, tandis que la BNPP en donne plus, sauf pour la boisson (au volant), ce qui est normal, mais advienne que pourra», a partagé Yvon Fournier.

La qualité du service dont bénéficie Pointe-Verte avec la BNPP est importante pour les résidants.

«Il ne faudrait pas perdre la qualité du service que nous avons présentement. Il est vrai qu’il n’y a rien qui se passe dans le village. C’est une municipalité paisible, donc nous n’avons probablement pas besoin de policiers 24 h par jour. Mais je me dis que si les jeunes savent que la présence policière est diminuée, est-ce qu’ils vont en profiter pour faire des mauvais coups?», soulève Nathalie Thibodeau, propriétaire de l’Épicerie Acadie.

Le conseil municipal de Pointe-Verte va discuter cette année avec le comité mixte de la BNPP pour trouver des solutions de restructuration. La BNPP, qui existe depuis une trentaine d’années, dessert les municipalités de Beresford, de Nigadoo, de Petit-Rocher et de Pointe-Verte.

Beresford va examiner également cette année les différentes options qui s’offrent à elle pour ses services de police, sa part s’élevant à plus d’un million de dollars pour la BNPP.