Marijuana thérapeutique: l’agent de la GRC jugé apte à subir son procès

FREDERICTON – Le controversé agent de la GRC rendu célèbre en novembre par sa consommation de marijuana médicinale au travail a été jugé apte à subir son procès.

Le caporal Ron Francis, originaire de la Première Nation de Kingsclear, près de Fredericton, est accusé de voies de fait sur un agent de la paix.

M. Francis a comparu lundi en Cour provinciale du Nouveau-Brunswick à Fredericton après avoir subi une évaluation psychiatrique de 30 jours au Centre hospitalier Restigouche à Campbellton.

L’accusé n’a pas enregistré de plaidoyer, son avocat, TJ Burke, affirmant vouloir plus de temps afin d’étudier les éléments de preuve.

M. Burke a toutefois plus tard affirmé à des journalistes que le caporal Francis plaidera non coupable aux accusations qui pèsent contre lui.

Ron Francis sera de retour en cour le 4 février. L’accusé a été relâché sous de sévères conditions.

Selon la police, les évènements sont survenus le 6 novembre dans le centre-ville de la capitale provinciale.

En après-midi, le caporal Francis a été confronté par des policiers de la GRC et la Force policière de Fredericton.

Selon l’avocat Burke, les policiers auraient même eu recours à un pistolet de type Taser afin de maîtriser Francis. Pour le moment, il est impossible de savoir quel corps policier aurait utilisé cette arme à l’endroit de l’agent de la GRC.

Chose certaine, le personnel de quatre véhicules de police serait intervenu sur les lieux de l’incident, vendredi, vers 14 h 30. Une fois maîtrisé, Ron Francis a été conduit à l’unité psychiatrique de l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers, à Fredericton.

Sur place, une autre altercation serait survenue impliquant une fois de plus l’agent de la GRC.

Toujours selon la police, Ron Francis aurait agressé son collègue, le sergent Joel Saule, du détachement du district 2 de la GRC. La police n’a pas indiqué pour le moment à quel endroit exact Francis se serait livré à ces voies de fait, et si les présumées agressions avaient eu lieu au centre-ville ou encore à l’hôpital.

Selon certaines sources, cette intervention policière découlerait d’un avis de recherche qui aurait été lancé vendredi à l’endroit de Ron Francis. S’inquiétant pour sa santé et son bien-être, la GRC tenait à rencontrer ce dernier pour lui parler.

Ron Francis, un vétéran âgé de 21 ans au sein de la GRC, a largement fait les manchettes en novembre quand il a révélé à la presse que de la marijuana lui avait été prescrite pour traiter des symptômes du syndrome de stress post-traumatique et qu’il consommait la substance plusieurs fois par jour au travail.

Devant les pressions de ses supérieurs, il avait dû rendre son uniforme peu de temps après ces révélations. Il demeure policier, mais est considéré comme en congé de maladie. n