«Il n’est pas trop tard pour se faire vacciner»

CARAQUET – Lancée cet automne, la campagne de vaccination annuelle contre la grippe est encore d’actualité. Le pic de l’épidémie de grippe saisonnière survient habituellement entre le début et la mi-février.

«Il est toujours temps de se faire vacciner», assure le Dr Gilbert Blanchard, de Bas-Caraquet. D’autant plus que l’injection contient non pas une, mais trois souches du virus, une pour la grippe B et deux pour la grippe A, dont «le H1N1 qui circule actuellement et le H3N2», précise le médecin.

À la Polyclinique Isabelle-sur-mer, dont il est le responsable, des patients continuent de venir pour recevoir leur vaccin.

L’affluence n’est pas très différente des années précédentes. Le médecin évalue que 20 à 25 % de ses patients se sont fait vacciner cette année.

«On aimerait que ce soit toujours plus», reconnaît-il en se félicitant que la vaccination est également possible dans les pharmacies de la province. «Cela donne un accès plus facile», considère le médecin.

«Les clients apprécient, car nos heures d’ouverture sont un peu plus grandes», témoigne de son côté Christine Boudreau, l’une des pharmaciennes chez Jean Coutu, à Caraquet. Si cette pharmacie offre le service de vaccination pour la première année, avec ou sans rendez-vous, cela fait depuis quatre ans que les pharmaciens du Nouveau-Brunswick sont autorisés à injecter le vaccin contre la grippe, comme c’est le cas dans quatre autres provinces canadiennes.

Plus de 300 pharmaciens du Nouveau-Brunswick ont été formés. Selon leur association professionnelle, lors de la précédente saison, ils auraient effectué 18 000 vaccinations subventionnées.

«On pense qu’en augmentant les points de services où les gens peuvent se faire vacciner, l’accès sera plus facile et on espère que ça augmentera le nombre de personnes qui se font vacciner», explique le Dr Denis Allard.

Pour celles et ceux dont l’assurance ne prend pas en charge la vaccination, l’addition n’est pas trop salée.

«Il faut compter une vingtaine de dollars», assure la pharmacienne Christine Boudreau en précisant que les enfants de moins de 5 ans ne sont pas vaccinés en pharmacie.

«L’immunisation est le meilleur moyen de réduire ses chances d’attraper la grippe et d’éviter de la transmettre à d’autres personnes», répétait dans un communiqué à la fin de l’année la médecin-hygiéniste en chef de la province, la Dre Eilish Cleary.

«Il n’est pas trop tard pour se faire vacciner. Les gens qui n’ont toujours pas reçu leur vaccin contre la grippe pour la présente saison sont fortement encouragés à le faire. Plus le nombre de personnes vaccinées au Nouveau-Brunswick sera élevé, meilleure sera la protection de toute la population (…) La vaccination est particulièrement importante pour les personnes présentant un risque accru de maladie grave ou pour éviter de transmettre l’infection à ces personnes.»

LE TEMPS PRESSE

CARAQUET – Le temps presse pour ceux qui veulent éviter la grippe cette année même si la protection du vaccin n’est ni immédiate ni absolue.
«Il faut compter de 10 jours à deux semaines avant que la réponse immunitaire se fasse sentir et qu’on soit bien protégé», rappelle le Dr Denis Allard, médecin hygiéniste en chef adjoint du Nouveau-Brunswick.
«On a distribué jusqu’à maintenant environ 250 000 vaccins qui sont entre les mains des vaccinateurs que sont les médecins cliniciens, les pharmaciens et les infirmières», poursuit-il.
Il recommande la vaccination, même si la protection n’est pas parfaite et varie selon les personnes.
«Malheureusement, ça ne protège pas à 100 %, ça dépend des groupes. Ceux qui sont en bonne santé, peut-être les deux tiers, vont être protégés et ceux qui le sont peuvent être protégés des manifestations les plus sévères de la grippe. Ils auront certains symptômes, mais pas de pneumonies. Pour les gens âgés qui ont moins de réponse immunitaire, la protection est autour de 40 %.»
S’il n’a jamais été aussi facile d’obtenir un vaccin contre la grippe, force est de constater que le message de prévention a encore un peu du mal à passer, même auprès de ceux pour qui le vaccin contre la grippe est fourni gratuitement par les services gouvernementaux.
Cette gratuité concerne notamment les adultes et les enfants souffrant de maladies chroniques, les personnes âgées de 65 ans et plus, les femmes enceintes, les enfants de six mois à 18 ans, les parents d’enfants âgés de moins de 5 ans, etc. – PiL