La SANB reçoit de bonnes nouvelles du gouvernement Alward

MONCTON – Les dirigeants de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) ont rencontré une délégation du gouvernement provincial, vendredi. Les deux parties n’avaient que de bonnes choses à dire de leurs échanges, après coup.

Plusieurs dossiers ont été abordés lors de cette rencontre à huis clos qui a eu lieu à l’Université de Moncton, campus de Moncton.

La SANB a eu quelques bonnes nouvelles. Elle a d’ailleurs appris que la plupart des modifications à la Loi sur les langues officielles ont été proclamées par le conseil exécutif le 5 décembre. Il s’agissait de la dernière étape avant que ces modifications soient mises en application. La disposition sur les ordres professionnels n’a pas été proclamée, puisque le gouvernement souhaite consulter les ordres.

La présidente de la SANB, Jeanne d’Arc Gaudet, s’est aussi réjouie d’apprendre que le gouvernement Alward a un plan en ce qui a trait à la langue de travail au sein de l’appareil gouvernemental.

«Il y a un plan qui est en train d’être mis en place, et notamment des initiatives pour assurer le bilinguisme à l’intérieur de la fonction publique, afin que les gens puissent travailler dans leur langue», a-t-elle dit à la sortie de la rencontre.

Le dossier du redécoupage de la carte électorale provinciale, qui divise le gouvernement et la SANB, a été abordé. Les deux parties sont avares de commentaires, mais ils assurent que la médiation poursuit son cours et que les canaux de communication ne sont pas rompus.

Jeanne d’Arc Gaudet affirme que l’éducation a aussi fait l’objet de discussions avec la ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Marie-Claude Blais, qui a participé à la rencontre.

«Nous, on s’est entendus pour continuer de travailler avec la ministre pour essayer de voir comment on peut en arriver à répondre aux préoccupations de la communauté francophone.»

Les représentants du gouvernement ont aussi profité de l’occasion pour dire à la SANB qu’une annonce est à prévoir très prochainement en ce qui a trait à l’avenir de l’Institut de Memramcook. La corporation qui gérait cette propriété du gouvernement a fait faillite en 2013. L’avenir de ce qui était jusqu’à tout récemment le centre névralgique de la vallée de Memramcook est incertain depuis.

Le comité chargé de se pencher sur le dossier a proposé cinq pistes de solution.

«Le gouvernement a été saisi du dossier et vers le 7 février, le gouvernement fera part de sa décision», a affirmé le ministre des Transports et de l’Infrastructure, Claude Williams, après la rencontre avec la SANB à laquelle il a participé.

Quant au premier ministre, David Alward était lui aussi tout sourire.

«Nous sommes vraiment contents. Nous avons eu la chance de bien discuter des priorités de la SANB et nous avons eu la chance de discuter des progrès réalisés jusqu’à maintenant dans divers dossiers», a-t-il dit.