Le petit Brayonnaire

EDMUNDSTON – Une simple idée lancée sur une page Facebook d’identifier les mots et les expressions des habitants de la région d’Edmundston a fait boule de neige. Près de 700 suggestions ont été incluses dans la première édition d’un lexique appelé le «Brayonnaire».

Il y a 18 mois, Charlene Soucy Godby, native du Madawaska et habitant dans l’État du Kentucky aux États-Unis depuis 47 ans, a lancé la page Facebook Tu sais que tu es d’Edmundston si tu te souviens de (You know you’re from Edmundston if you remember). Sur celle-ci, les gens sont invités à y placer des photos rappelant le bon vieux temps. Près de 2200 personnes en sont membres.

La page a permis à des gens originaires de la région d’Edmundston de retracer des liens avec d’autres issus du même patelin qui habitent ailleurs sur le globe.

Plus récemment, l’idée de regrouper les mots et les expressions locaux a été lancée. Durant un mois, Mme Soucy a recueilli les suggestions des membres en mettant en vedette une lettre par jour.

Une liste d’expressions a été ajoutée aux mots reçus. Le lexique a été rédigé et préparé dans un format pouvant être transféré à partir de cette page Facebook ou encore du site web de la Ville d’Edmundston.

«Nous n’avons conservé uniquement que les mots qui ne sont pas dans le dictionnaire. C’est surprenant de constater qu’il y en a que l’on croyait de pures inventions locales qui existent pourtant», a dit Gertrude «Gert» Michaud, citoyenne d’Edmundston qui a compilé, traduit en anglais et regroupé les suggestions de la «parlure brayonne» dans ce lexique.

Le document compte une vingtaine de pages et près de 700 mots et expressions. On estime qu’il sera un outil important étant donné que la région sera hôtesse dans quelques mois du Congrès mondial acadien 2014.

«Les suggestions ne cessent d’entrer depuis que nous venons de rendre public le lexique. Nous allons les conserver pour une éventuelle mise à jour. En attendant, on suggère aux gens de l’imprimer et d’y faire les ajouts eux-mêmes», a ajouté Mme Michaud. L’artiste Luc Charrette, de Moncton, s’est occupé de transformer le document pour le rendre accessible sur la page Facebook.

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