Hausse du prix du homard: l’industrie est optimiste

BOSTON – Même s’il y a des signes positifs à l’Expo des produits de la mer d’Amérique du Nord, qui a lieu à Boston, il est encore trop tôt pour affirmer de façon définitive qu’il y aura une hausse du prix du homard en 2014.

Des joueurs de l’industrie du homard du Canada atlantique ont eu un premier aperçu de ce qu’aura l’air le prix du homard en 2014, lors de l’Expo des produits de mer d’Amérique du Nord, à Boston.

Plus de 19 000 acheteurs et vendeurs de fruits de mer provenant d’une centaine de pays de partout à travers le globe ont rendez-vous à Beantown pour l’événement, qui a lieu de dimanche à mardi.

Les premières indications quant à la valeur du homard sont bonnes, mais les membres de l’industrie hésitent à prédire qu’une hausse des prix aura définitivement lieu.

«J’entends des choses entre les branches qui indiquent qu’à ce jour, le prix du homard au débarquement est plus élevé que ce que nous nous attendions», a affirmé Jeff Duffin, vice-président du marketing global de Clearwater.

«Toutefois, c’est difficile de faire des prédictions parce que les choses changent chaque jour. En ce qui concerne l’avenir à court terme, c’est une question d’offre et de demande», a-t-il ajouté.

Le voyage à Boston fait partie des efforts pour mousser la demande des produits de mer canadiens, selon la ministre des Pêches et des Océans, Gail Shea.

L’exposition a été une première occasion pour les vendeurs canadiens d’échanger directement avec les acheteurs de la Corée du Sud depuis qu’une entente de libre-échange a été signée entre les deux pays la semaine dernière. L’entente a éliminé des tarifs de 16,5 % à 47 %.

Les consommateurs de la Corée auraient développé un goût pour le homard et les pétoncles avec sauce, selon M. Duffin.

«Le concept (des pétoncles avec sauce) est populaire en Corée du Sud, et nous menons des études pour savoir quelles saveurs ils préfèrent», a-t-il expliqué.

Mme Shea espère que l’entente de libre échange conclue avec l’Union européenne il y a quelques semaines sera bientôt ratifiée. Elle fera disparaître des tarifs qui varient de 3 % à plus de 20 %.

«Il y a beaucoup d’optimisme autour de cette entente à l’exposition, et plusieurs de nos délégués font des rencontres avec des Européens.»

La pêche printanière de homard dans le nord-est de la province sera entamée vers la fin d’avril. Le prix qu’ils reçoivent pour leurs prises est habituellement connu vers la semaine avant le début de la pêche.

HAUSSE DU PRIX DU HOMARD PRÉVUE AU QUÉBEC

Un porte-parole de l’industrie québécoise n’a pas hésité pour affirmer que les pêcheurs de homard québécois recevront plus d’argent pour leurs prises en 2014.

«Nous avons commencé les discussions avec les acheteurs et les pêcheurs et nous nous attendons d’avoir un meilleur prix du homard au Québec», a affirmé le directeur de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche, Jean-Paul Gagné.

«Ça ne sera pas le double, mais nous nous attendons d’avoir un meilleur prix en 2014 qu’en 2013», a-t-il ajouté.

Il a expliqué que, grâce à un nouveau projet qui permet d’identifier où chaque homard a été pêché, les grandes chaînes québécoises achètent plus de homard pêché localement.

Ils ont été récompensés pour cette initiative, recevant en moyenne 4,90 $ la livre pour le homard pêché en Gaspésie. C’est presque le double de ce que certains pêcheurs néo-brunswickois ont reçu en 2013.