Trop d’écoles dans le Restigouche-Ouest?

SAINT-QUENTIN – Le Conseil d’éducation du District scolaire francophone du Nord-Ouest vient d’entamer un processus de consultation publique visant à déterminer l’avenir de ses quatre écoles du Restigouche-Ouest.

Le Restigouche-Ouest compte actuellement quatre établissements scolaires. On y retrouve une école primaire et une secondaire dans chacune des communautés de Kedgwick (Écho-Jeunesse et Marie-Gaétane) et de Saint-Quentin (Mgr Martin et polyvalente A.-J.-Savoie).

La population scolaire est en déclin. On parle ainsi de quatre écoles desservant à peine un peu plus de 800 élèves. Et pour ce qui est des établissements scolaires, ils sont vieillissants. Quelles sont alors les options sur la table pour offrir la meilleure éducation possible aux jeunes de ces communautés tout en effectuant des économies au niveau des infrastructures ?

C’est la question que se pose en ce moment le Conseil d’éducation du District scolaire francophone du Nord-Ouest, question qui est d’ailleurs retournée à la communauté par le biais de consultations publiques. La première s’est déroulée lundi soir pour la population de secteur de Saint-Quentin.

«On veut donner la chance à la population de nous dire ce qu’elle veut, ce qu’elle estime être la meilleure option pour les enfants. Ce que l’on veut avant tout, c’est que le bien-être de l’élève soit au centre des discussions. De notre côté, avec la réorganisation budgétaire de la province, on n’a pas le choix de se pencher sur la question afin de voir où nous pouvons faire des économies », explique Richard Landry, président du Conseil d’éducation du District scolaire francophone du Nord-Ouest .Avant d’entamer les consultations publiques, un comité avait, au préalable, établi différents scénarios.

«L’idée était de voir les différentes options que nous avions avec nos infrastructures existantes», note M. Landry, écartant du coup la construction de nouvelles infrastructures régionales, comme ce fut le cas dans le Restigouche-Est et comme ce le sera bientôt au Restigouche-Centre.

Le premier scénario consistait à englober tous les élèves des deux communautés – primaire et secondaire – au sein d’un même établissement régional. Un autre faisait état du maintien des élèves dans leur communauté respective, soit une seule école à Kedgwick et une seule à Saint-Quentin. Ces deux écoles engloberaient ainsi les élèves de la maternelle à la 12e année.

Le scénario qui semble le plus populaire consiste en le maintien des deux écoles primaires (Écho Jeunesse de Kedgwick et Mgr Martin de Saint-Quentin) et un regroupement des élèves du secondaire au sein d’un seul établissement (en l’occurrence, la polyvalente A.-J.-Savoie).

«C’est le scénario qui a été le plus populaire lors de notre arrêt à Saint-Quentin. Ce ne sera par contre peut-être pas celui préconisé par la population de Kedgwick», précise M. Landry, soulignant que la consultation publique dans cette localité doit justement avoir lieu mardi soir prochain.

Il admet d’un même trait que tout ce processus n’est pas facile.

«Parler de réorganisation scolaire n’est jamais plaisant. C’est un dossier très sensible, controversé même. Les gens sont souvent craintifs, ils ont peur de perdre leur école. Et c’est normal, car l’école, c’est le cœur d’une communauté», explique M. Landry.

Après la consultation de Kedgwick, un document de travail incluant les positions des communautés concernées sera préparé et remis au Conseil d’éducation du District scolaire francophone du Nord-Ouest. Celui-ci planchera ensuite sur une proposition.

«On devra étudier à fond les suggestions et retourner voir la population. Ça va quand même se faire assez rapidement, car on aimerait être en mesure de faire une recommandation à la ministre de l’Éducation au plus tard à la mi-mai», souligne M. Landry.