Prédominance de l’anglais dans des réunions du ministère de l’Éducation: des améliorations constatées

ROBERTVILLE – Même si le District scolaire francophone Nord-Est remarque déjà des changements lors des rencontres relevant du ministère de l’Éducation à la suite de ses plaintes sur la forte présence de la langue anglaise pendant les discussions, il n’en demeure pas moins vigilant.

Les autorités du district Nord-Est ont alerté la ministre de l’Éducation sur le fait que l’anglais a souvent préséance lors de séances de travail qui réunissent autour d’une même table les secteurs anglophone et francophone.

Ce n’est pas tant une tendance qui est directement liée aux représentants du ministère, mais plutôt à la prestation de services des consultants que celui-ci embauche pour étayer des recherches.

«Par exemple, si le ministère établit une nouvelle politique concernant l’inclusion scolaire, qui s’applique aussi bien du côté francophone que dans le secteur anglophone et que le dossier était confié à des consultants, on avait pris l’habitude de convoquer les deux groupes dans une même salle», a relaté Jean-Guy Rioux, le président du District scolaire francophone Nord-Est.

«Les francophones discutaient entre eux, les anglophones entre eux, mais lors de la mise en commun des idées, ça parlait en anglais. Les hauts fonctionnaires doivent savoir que s’ils accordent des contrats, ils doivent obliger les consultants à fournir leurs services dans les deux langues officielles», insiste-t-il.

Dans sa lettre répondant aux préoccupations du district, la ministre de l’Éducation, Marie-Claude Blais, a indiqué qu’elle saisit l’importance de cet enjeu.

«Je reconnais qu’il y a encore du travail à faire en ce sens. Je vous assure que le ministère, à l’aide de stratégies déjà mises en place, continuera à souligner l’importance de la Loi (sur les langues officielles). Une attention particulière est portée à la prestation des services offerts aux deux secteurs linguistiques», a-t-elle affirmé.

M. Rioux constate que leurs doléances ne sont pas restées lettre morte puisque des rencontres ont été organisées depuis, mais en séparant les districts linguistiques.

«Il faut respecter la dualité en éducation, donc nous voulons être convoqués avec seulement les francophones. La ministre est sensible à cela et a déjà fait des changements. Des réunions auxquelles les deux groupes devaient être convoqués ont été faites séparément», a-t-il indiqué.

Le District scolaire francophone Nord-Est dessert 38 établissements des régions Restigouche, Chaleur et Péninsule acadienne.