Transport des matières dangereuses: les pompiers mieux formés

EDMUNDSTON – Après s’être assurés qu’ils sont en sécurité sur les lieux, les premières informations que les pompiers doivent obtenir lors d’un déraillement d’un train transportant des matières dangereuses sont celles portant sur le contenu des wagons.

Cette semaine, plus de 150 pompiers du Nord-Ouest et du Bas-Saint-Laurent suivent une formation sur la sécurité ferroviaire avec des intervenants du CN.

L’activité est coordonnée par le Service de sécurité incendie de la Ville d’Edmundston. Elle se déroule sur le site du CN, sur la rue Saint-François, à l’aide d’un wagon démonstrateur.

Sur place, les pompiers ont pu voir les composantes et les mécanismes de protection sur les wagons transportant différents produits.

Avant même d’amorcer la formation, le spécialiste des matières dangereuses en Atlantique pour le CN, Don Schuilenberg, leur a rappelé que la première chose que les pompiers doivent savoir en arrivant sur place est la nature du contenu des wagons qui ont quitté les rails.

Au cours d’un déraillement, les pompiers, par l’entremise de leur chef, deviennent d’ailleurs responsables du site.

Lors du déraillement survenu à Saint-Basile le 26 janvier, le chef Pierre-Damien Arel a laissé entendre que les autorités ont obtenu les informations préliminaires, mais qu’il s’est écoulé un bon deux heures avant qu’ils prennent connaissance du contenu exact des wagons.

En faisant l’analyste du wagon-démonstrateur, le spécialiste du CN leur a démontré diverses sources d’information qui sont apposées sur le convoi. Elles contiennent des renseignements qui peuvent leur être très utiles à distance.

Pour le CN, huit spécialistes sont attitrés aux matières dangereuses au Canada et huit autres aux États-Unis, a précisé M. Schuilenberg.